Le titre ArcelorMittal s'affiche à 39 euros à la mi-journée du 29 décembre, en progression de 1,51 % par rapport à la clôture de la veille à 38,42 euros. Cette hausse intervient dans un contexte favorable pour le sidérurgiste, qui enregistre une performance de 2,39 % sur sept jours et de 24,09 % sur trois mois. Le volume échangé reste modéré avec seulement 0,04 % du capital échangé.Le titre évolue désormais au contact immédiat de son seuil de résistance situé à 39,25 euros, niveau technique majeur qui pourrait freiner la progression à court terme. La moyenne mobile 50 jours à 35,50 euros témoigne d'un socle de soutien éloigné, tandis que le RSI à 66 indique une situation proche d'un excès d'optimisme sans pour autant entrer en zone de surachat, laissant encore une marge de manœuvre à la hausse. Un contexte industriel mouvementé sans impact immédiat sur le sentiment de marché Le contexte industriel reste marqué par la reprise de production à Fos-sur-Mer, dont l'aciérie a redémarré il y a quelques jours, après l'incendie d'octobre, un signal positif sur le plan opérationnel. Par ailleurs, les trois premières lignes de la nouvelle filière de production d'aciers électriques à Mardyck doivent entrer en exploitation d'ici fin 2025, dans le cadre d'un investissement de 500 millions d'euros. Ces annonces confortent la stratégie industrielle du groupe, même si les tensions sociales et les débats sur la nationalisation demeurent en toile de fond.Du côté des analystes, les avis restent majoritairement constructifs. JP Morgan maintient un conseil surpondérer avec un objectif de cours relevé à 45 euros début décembre, ce qui laisse entrevoir un potentiel de hausse de 15 % environ depuis le niveau actuel. L'approche prudente des investisseurs en cette fin d'année n'empêche pas le titre de prolonger sa séquence positive, soutenu par des fondamentaux jugés solides et une valorisation attractive.