Le titre Eramet affiche une hausse de 5,3 % à mi-journée ce lundi 22 décembre 2025, s'établissant à 53,65 euros contre 50,95 euros à la clôture précédente. Ce rebond technique intervient après plusieurs semaines de volatilité marquée, le groupe minier parvenant à reconquérir sa moyenne mobile à 200 jours positionnée à 51,56 euros. Les volumes restent modérés avec 0,24 % du capital échangé, témoignant d'une prudence persistante des investisseurs dans un secteur toujours confronté à la faiblesse structurelle des cours des métaux industriels. Sur sept jours, le titre affiche désormais une progression de 0,19 %, tandis que la performance sur trois mois s'établit à 4,28 %. Sur un an, la progression atteint 4,07 %, une performance contrastée qui reflète les difficultés d'un secteur minier pénalisé par l'effondrement des prix du nickel et du lithium. À mi-journée, le titre Eramet progresse de 5,3 % et s'établit à 53,65 euros, franchissant ainsi sa moyenne mobile à 200 jours située à 51,56 euros, un seuil technique majeur qui constitue un support de moyen terme. Le cours évolue désormais à proximité de sa moyenne mobile à 50 jours établie à 54,72 euros, qui représente la prochaine résistance à franchir pour valider une dynamique haussière durable. Sur le plan de l'analyse technique, le RSI s'inscrit à 43, un niveau neutre qui suggère l'absence de surchauffe et laisse de la marge pour une poursuite du mouvement. Le MACD affiche une configuration légèrement négative avec un histogramme à moins 0,02, résultant d'une ligne MACD à moins 0,90 légèrement inférieure à la ligne de signal à moins 0,88, témoignant d'un momentum encore fragile malgré le rebond du jour. Les bandes de Bollinger encadrent le cours entre 47,98 euros en support et 54,20 euros en résistance, plaçant le titre dans la partie haute de son canal de volatilité à un mois de 12,93 %. Le Chaikin Money Flow affiche une entrée de capitaux positive à 0,13, confirmant un regain d'intérêt des investisseurs institutionnels.Cette reprise technique intervient après une séquence de volatilité marquée mi-décembre, où le titre avait plongé de 6,74 % le 15 décembre avant de rebondir de 4,13 % le 17 décembre. Le seuil de support majeur à 47,50 euros a été défendu avec succès, ouvrant la voie à une phase de stabilisation. Avec un bêta de 0,41, Eramet affiche une sensibilité modérée aux fluctuations du CAC 40, ce qui explique en partie sa trajectoire décorrélée de l'indice parisien. Un secteur minier toujours sous pression malgré le plan ReSolution Le groupe minier reste pénalisé par un environnement macroéconomique difficile, marqué par la baisse persistante des prix des matières premières depuis le début de l'année 2023. Le groupe avait présenté début décembre son programme « ReSolution », visant une amélioration de l'Ebitda de 130 à 170 millions d'euros d'ici deux ans par des gains de productivité et une optimisation des coûts, mais l'annonce n'a pas suffi à convaincre durablement les investisseurs.Le contexte sectoriel demeure compliqué avec une conjoncture macroéconomique qui pèse sur les marchés finaux du groupe, notamment l'industrie de l'acier en Chine. Les activités de manganèse au Gabon et de nickel en Indonésie font face à des contraintes opérationnelles et réglementaires, tandis que le projet lithium en Argentine, bien qu'ayant démarré ses premières ventes de carbonate, doit encore démontrer sa rentabilité dans un marché du lithium en forte baisse. À moyen terme, la trajectoire du titre dépendra de sa capacité à tenir ses objectifs de volumes et de cash costs pour 2025, ainsi que de l'évolution des cours des métaux industriels.