L'action Renault décroche après les résultats de Stellantis et un abaissement d'objectif de Goldman Sachs
Le titre Renault affiche un repli de 3,76 % à 30,73 euros en milieu de matinée ce vendredi 6 février. Cette correction intervient dans le sillage de la publication de résultats inquiétant de la part de son concurrent Stellantis, et au lendemain d'un ajustement significatif de la part d'une grande banque d'investissement américaine. Le constructeur automobile évolue désormais à proximité de son seuil de support technique.
Goldman Sachs abaisse sensiblement sa cible de cours
Goldman Sachs a procédé hier à une révision en baisse de son objectif de cours sur le constructeur français, passant de 36 à 31 euros. La banque maintient toutefois sa recommandation à neutre sur la valeur. Cette modification représente un ajustement de près de 14 % et situe la cible légèrement au-dessus du cours actuel, avec un potentiel de hausse limité à environ 0,9 %.
Cette révision s'inscrit dans un contexte délicat pour le groupe au losange, qui traverse une période difficile sur les marchés financiers. Le titre accuse un recul de 35,67 % sur les douze derniers mois et affiche une contreperformance de 10,8 % depuis trois mois. Sur la semaine écoulée, la baisse atteint 3,27 %, témoignant d'une dynamique négative persistante qui pèse sur la valorisation du constructeur.
Une configuration technique fragilisée sous les moyennes mobiles
L'analyse graphique révèle une situation préoccupante pour Renault, avec un cours qui évolue nettement en dessous de l'ensemble de ses moyennes mobiles. La moyenne à 50 jours se situe à 34,31 euros tandis que celle à 200 jours s'établit à 36,87 euros, créant un écart défavorable de plus de 2,50 euros avec les niveaux actuels. Cette configuration indique une tendance baissière structurelle.
Le titre teste actuellement son support à 30,54 euros, niveau qui constitue un seuil psychologique crucial pour éviter une nouvelle jambe de baisse. À l'inverse, la résistance est positionnée à 36,36 euros, soit près de 18 % au-dessus des cours actuels. Le RSI, qui affiche un niveau de 51, reste dans une zone neutre et n'indique pas de situation de survente susceptible d'attirer des acheteurs à court terme. La volatilité élevée du titre, mesurée à 9,25 % sur un mois, témoigne de l'incertitude des investisseurs avant la publication des résultats annuels prévue le 19 février prochain.