Le titre Sanofi a terminé la séance du mardi 30 décembre sur une progression de 0,92 %, à 83 euros, après une clôture à 82,24 euros la veille. Les volumes d'échange restent toutefois limités, avec seulement 0,11 % du capital traité. Le titre poursuit une reprise technique amorcée sur sept jours, affichant un gain hebdomadaire de 1,74 % et une hausse trimestrielle de 6,03 %, malgré une baisse annuelle de 11,02 % qui reflète l'année difficile traversée par le laboratoire pharmaceutique. Le cours de Sanofi à 83 euros demeure sous pression des moyennes mobiles, signal d'une tendance de fond encore défavorable. La MM50 à 85,56 euros et la MM200 à 86,62 euros représentent des niveaux de résistance à franchir pour valider un retournement durable. Le RSI de 47 traduit une position neutre, sans excès, laissant le titre dans une zone d'indécision technique. Le seuil de support à 80,60 euros constitue un plancher clé à préserver dans les prochaines séances, tandis que la résistance à 89,89 euros apparaît comme l'objectif immédiat en cas de poursuite du rebond. L'indicateur MACD affiche un histogramme positif à 0,12, signe d'un début d'amélioration de la dynamique haussière, même si la ligne MACD reste négative à -1,06. Ce signal technique, encore précoce, suggère une tentative de stabilisation après plusieurs semaines de consolidation. La volatilité mensuelle de 5,09 % reste contenue, reflétant un calme relatif sur le titre, propice à une évolution mesurée. Une actualité récente portée par l'acquisition de Dynavax L'annonce le 24 décembre dernier de l'acquisition de Dynavax Technologies pour 2,2 milliards de dollars a marqué la stratégie offensive de Sanofi dans le domaine des vaccins pour adultes. Cette opération, incluant le vaccin HEPLISAV-B contre l'hépatite B, vient renforcer le portefeuille du groupe dans un segment à fort potentiel. L'accord avec le gouvernement américain signé le 22 décembre pour réduire les prix de certains médicaments et l'investissement de 2,3 milliards de dollars dans la bioproduction outre-Atlantique illustrent également les efforts du laboratoire pour reconquérir la confiance des investisseurs. Côté analystes, les recommandations récentes restent partagées. Berenberg a abaissé mi-décembre son objectif de cours de 110 à 105 euros tout en maintenant une opinion d'achat, tandis que JP Morgan a dégradé le titre à neutre avec un objectif à 95 euros. À l'inverse, Deutsche Bank réitère son conseil d'achat avec un objectif de 110 euros, estimant que le potentiel de hausse s'établit autour de 32 % par rapport au cours actuel. Ces avis divergents reflètent les incertitudes pesant sur le pipeline clinique du groupe, notamment après les retards annoncés sur le tolébrutinib.