Stellantis termine la séance du lundi 24 novembre sur une note positive, avec une progression de 3,58 % à 8,75 euros, s'imposant comme la plus forte hausse du CAC 40. Le constructeur automobile enchaîne une deuxième séance consécutive dans le vert, alors que l'indice parisien recule de 0,29 %. Goldman Sachs a débuté ce lundi le suivi du titre à Neutre, avec un objectif de cours fixé à 9 euros, soit un potentiel de hausse de près de 3 % par rapport au cours de clôture. Cette recommandation intervient alors que le titre Stellantis affiche une trajectoire fortement baissière depuis douze mois, avec un recul de 30,12 % sur un an, largement sous-performant le CAC 40 qui gagne 9,71 % sur la même période. Sur les sept derniers jours, l'action cède encore 2,91 %, malgré le rebond de ces deux dernières séances. Les volumes d'échanges restent modérés avec 0,14 % du capital échangé, reflétant une certaine prudence des investisseurs face à un dossier marqué par les difficultés opérationnelles et les révisions d'objectifs.Sur le plan technique, le titre évolue légèrement au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours, désormais établie à 8,76 euros, signe d'un possible point d'inflexion à court terme. Le RSI s'établit à 42, en territoire neutre mais encore éloigné de la zone de survente, tandis que le MACD reste négatif avec une ligne à -0,18 et un histogramme à -0,07. Toutefois, le rapprochement entre la ligne de MACD et sa ligne de signal suggère une possible stabilisation de la tendance baissière. Le cours se situe actuellement entre un support à 8,20 euros et une résistance à 9,70 euros, proche de la borne supérieure des bandes de Bollinger. Le contexte récent du groupe reste marqué par plusieurs annonces stratégiques. Stellantis a annoncé vendredi la réintégration, en janvier 2026, de Jon Nelson dans l'entreprise au poste nouvellement créé de responsable des services financiers et des sociétés de leasing, sous la supervision de Joao Laranjo, le directeur financier. Cette nomination s'inscrit dans la restructuration engagée par le constructeur pour améliorer sa rentabilité et développer ses services financiers. La semaine passée a également été marquée par l'annonce d'un accord pour une potentielle usine en Arabie saoudite, ainsi que par le lancement d'un partenariat avec Verra Mobility pour les paiements embarqués et l'intégration du réseau Tesla Supercharger pour ses véhicules électriques.Ces initiatives interviennent dans un environnement difficile pour le groupe. Le bénéfice net 2024 s'est établi à 5,5 milliards d'euros, en baisse de 70 %, avec un résultat opérationnel courant à 8,6 milliards d'euros en recul de 64 % et une marge à 5,5 %. Pour 2025, Stellantis prévoit une croissance positive du chiffre d'affaires avec une marge opérationnelle courante à « un chiffre », et la génération de free cash-flow industriels positifs, un objectif qui témoigne de la prudence de la direction face aux défis commerciaux, notamment en Amérique du Nord. Le positionnement du titre à 8,75 euros demeure vulnérable, bien en-deçà de sa moyenne mobile à 200 jours établie à 9,06 euros, confirmant la tendance baissière de fond. La volatilité sur un mois ressort à 13,17 %, reflétant les incertitudes persistantes autour de la capacité du groupe à redresser ses performances. Le franchissement de la résistance des 9,70 euros constituerait un signal technique important pour valider une reprise durable, tandis qu'une cassure du support à 8,20 euros pourrait ouvrir la voie à de nouveaux plus bas. Au troisième trimestre 2025, Stellantis a annoncé une hausse de 13 % de son chiffre d'affaires, portée par l'Amérique du Nord et l'Europe, confirmant une dynamique positive avec la publication d'un chiffre d'affaires net de 37,2 milliards d'euros, mettant fin à plusieurs trimestres consécutifs de baisse. Cette amélioration séquentielle, conjuguée à l'entrée de Goldman Sachs dans la couverture du titre, pourrait amorcer une phase de stabilisation, à condition que le groupe tienne ses engagements de redressement commercial pour le second semestre 2025.