Le titre Stellantis a ouvert en baisse de 1,72 % ce jeudi 8 janvier, s'établissant à 9,12 euros contre 9,28 euros la veille. Cette nouvelle correction intervient dans des volumes très contenus avec seulement 0,02 % du capital échangé, témoignant d'un attentisme marqué des investisseurs en ce début d'année. Sur sept jours, le repli atteint désormais 2,98 %, tandis que le recul trimestriel s'élève à 3,31 %. Le bilan annuel reste lourdement pénalisé avec une chute de 28,63 %, illustrant les difficultés persistantes du constructeur franco-italo-américain. Le cours évolue désormais très proche de sa moyenne mobile à 50 jours positionnée à 9,34 euros, un niveau qui constitue une résistance technique immédiate. Plus préoccupant, l'indice de force relative plonge à 24, en zone de survente marquée, signal d'un essoufflement technique à court terme. Des signaux techniques défavorables malgré une structure en redressement L'action se traite désormais entre son support majeur à 8,75 euros et sa résistance à 10,41 euros, dans un corridor technique étroit. Le MACD présente des signaux de faiblesse avec une ligne à 0,01 inférieure au signal à 0,09 et un histogramme négatif à moins 0,08, confirmant une perte de momentum haussier. La configuration des moyennes mobiles témoigne néanmoins d'un redressement structurel de moyen terme, le cours évoluant au-dessus de la moyenne mobile à 200 jours située à 8,71 euros. Cette divergence entre signaux de court terme négatifs et tendance de fond positive illustre l'indécision qui règne sur le titre. La volatilité mensuelle de 6,71 et un bêta particulièrement faible à 0,14 traduisent une relative déconnexion du titre avec le marché, dans un contexte de transformation industrielle profonde. Des recommandations d'analystes toujours très contrastées Les avis des bureaux d'analyses demeurent profondément partagés, reflétant les incertitudes entourant la capacité de redressement du groupe. Exane BNP Paribas a dégradé le 11 décembre sa recommandation de neutre à sous-performance, une position nettement négative qui continue de peser sur le sentiment de marché. À l'inverse, Intesa Sanpaolo a relevé le 5 décembre son conseil à l'achat avec un objectif de 12 euros, soit un potentiel de hausse de 32 % par rapport au cours d'ouverture de ce jeudi, tandis qu'UBS a adopté le 3 décembre une recommandation d'achat avec le même objectif. RBC Capital maintient une recommandation de performance de marché mais a abaissé le 28 novembre son objectif de 9 à 8 euros. Cette divergence s'explique par l'attente du nouveau plan stratégique du directeur général Antonio Filosa, qui doit être dévoilé au premier semestre 2026 et clarifier l'avenir des 14 marques du groupe, dans un contexte de transition vers l'électrification et de repositionnement sur le marché américain.