Stellantis recule de 2,15 % à la mi-journée après le relèvement d'objectif de HSBC
Stellantis recule de 2,15 % à 8,80 euros ce mardi 13 janvier malgré le relèvement d'objectif de HSBC à 10 euros. Le titre subit la pression de l'abandon annoncé le 12 janvier de tous ses programmes hybrides rechargeables sur le marché nord-américain.
Le titre recule malgré une révision favorable de HSBC
L'action Stellantis affiche un repli de 2,15 % ce mardi 13 janvier à la mi-journée, s'établissant à 8,80 euros contre 9 euros la veille. Sur sept jours, le titre accuse désormais une baisse marquée de 8,4 %, tandis que le bilan annuel reste lourdement pénalisé avec une chute de 28,31 %, illustrant les difficultés structurelles du constructeur franco-italo-américain dans un secteur automobile en profonde mutation.
Le cours évolue désormais nettement sous sa moyenne mobile à 50 jours positionnée à 9,32 euros, franchissement technique qui constitue un signal de faiblesse à court terme. Plus préoccupant, l'indice de force relative s'établit à 25, en zone de survente marquée, signe d'un essoufflement persistant. Cette pression baissière intervient alors même que HSBC a relevé ce mardi son objectif de cours à 10 euros contre 8,50 euros auparavant tout en maintenant sa recommandation de conserver, soit un potentiel de hausse théorique de 13,6 % par rapport au cours actuel. L'action se traite juste en dessous de son support majeur à 9 euros, seuil psychologique dont l'enfoncement durable pourrait ouvrir la voie à un test de la moyenne mobile 200 jours à 8,69 euros.
Divergence des analystes et virage stratégique sur les hybrides
Le relèvement d'objectif de HSBC intervient dans un contexte où les avis d'analystes demeurent profondément divisés sur le dossier Stellantis. Le 9 janvier, Jefferies avait porté le sien à 13 euros avec une recommandation d'achat, contre 10 euros pour Barclays en pondération de marché. Cette fragmentation des opinions reflète les incertitudes entourant la capacité de redressement du groupe automobile dans un marché européen affaibli et face à une concurrence chinoise croissante.
La pression sur le titre s'explique également par l'annonce, le 12 janvier, de l'arrêt de tous les programmes hybrides rechargeables de Stellantis sur le marché nord-américain. Cette décision touche des modèles emblématiques comme le Jeep Wrangler 4xe, numéro un des ventes de véhicules hybrides rechargeables aux États-Unis depuis 2021, ainsi que le Grand Cherokee 4xe et le Chrysler Pacifica Hybrid. Le groupe recentre sa stratégie d'électrification sur les hybrides non rechargeables et les véhicules à prolongateur d'autonomie, marquant un virage stratégique brutal après avoir visé 170 000 ventes de PHEV par an en 2024. Cette transition intervient dans un contexte où les aides fédérales de 7 500 dollars ont été supprimées et où la demande pour ces motorisations s'est tassée outre-Atlantique.