Conseils pour bien choisir son assurance de prêt immobilier

Publié le 21-10-2014 -
Rubrique : FINANCEMENT - ASSURANCE - Crédit photo : ©alain wacquier-Fotolia.com

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Que ce soit pour une résidence principale ou un bien destiné à la location comme le marché des logements étudiants, s’assurer coûte cher.

En moyenne, le coût d’une assurance de prêt représente jusqu’à 25 % du coût total du crédit (selon une étude d’UFC Que choisir).

En tant qu’emprunteur, vous avez tout à fait le droit de souscrire une assurance ailleurs que dans votre banque si les garanties sont équivalentes, car elles sont souvent moins chères.

Zoom sur les informations qui vous aideront à faire le bon choix.

L’assurance de prêt : à quoi ça sert déjà ?

Comme son nom l’indique, l’assurance de prêt assure à l’établissement prêteur la garantie qu’il recouvrira les sommes prêtées. Quelles situations couvre ce type de contrat ?
• Le décès
• L’invalidité et la maladie : le remboursement du capital restant dû ou prise en charge des mensualités selon des conditions précises. Pour plus d’informations, voir le site de la MAIF.
• La perte d’emploi : un forfait mensuel déterminé à la signature Ce n’est pas pour rien qu’on demande à tout emprunteur de remplir un questionnaire médical sur lequel il est impératif d’être de bonne foi, sans quoi le contrat peut tomber. Les personnes présentant des risques aggravés peuvent se voir proposer une assurance avec des conditions particulières. Pour plus de détails sur cette partie, nous vous invitons à consulter l’article du service-public.fr.

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Les critères à prendre en compte

Avant de faire votre choix, il est capital de comparer les assurances de prêt les unes par rapport aux autres. Sur quoi pouvez-vous les mettre en concurrence ?
• Sur le prix
• Sur les différentes garanties proposées
• Sur la durée de la franchise : 90 jours ou plus ?
• Sur le mode d’indemnisation : il est soit forfaitaire, soit indemnitaire. Faut-il absolument être en poste lors du sinistre pour que la garantie fonctionne ? Voir des explications supplémentaires sur emprunteurcitoyen.org.
• Sur les exclusions : bien veiller à ce que vos activités ne se trouvent pas dans les petites lignes pour éviter d’être privé d’une indemnisation. S’il est inscrit que vous ne serez pas indemnisé en cas de pratique de sport extrême et que vous prévoyez de profiter d’un saut à l’élastique pour votre anniversaire, réfléchissez-y à deux fois.

Focus sur la loi Hamon : les plus pour l’emprunteur

La loi Hamon apporte de bonnes nouvelles : elle empêche les banques d’appliquer des frais de délégation ou d’augmenter le coût du crédit si vous vous assurez ailleurs. Et si vous choisissez d’abord de vous assurer dans votre banque, vous bénéficiez d’un délai d’un an pour casser le contrat d’assurance par lettre recommandée jusqu’à 15 jours avant la fin de la période.
Comme le stipule la loi, votre banque dispose de 10 jours pour formuler une réponse (acceptation ou refus argumenté) de votre assurance emprunteur, sous peine de 3 000 euros d’amende, contrairement à la loi Lagarde qui ne prévoyait pas de sanction pour les banques.
Pour s’en sortir au mieux, il est nécessaire de connaître les lois relatives au prêt bancaire et aux différentes garanties qui vont avec. En complément, il ne faut pas se priver d’effectuer des devis en ligne (sur vousfinancer.com par exemple) et de faire jouer la concurrence pour obtenir le meilleur tarif possible !

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