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Primaires de la gauche : les propositions de Benoît Hamon et Manuel Valls

Publié le 24-01-2017 -
Rubrique : POLITIQUE - Crédit photo : (c)manuel-valls2017.fr - benoithamon2017.fr

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Le second tour de la primaire de la gauche aura lieu dimanche 29 janvier 2017. A quelques jours du suffrage, quelles sont les propositions des deux candidats finalistes en terme de politique du logement, d’urbanisme et de fiscalité ?

Un regard opposé sur l’investissement immobilier

Manuel Valls considère le dispositif d’investissement immobilier Pinel comme une bonne chose. Rappelons que cette loi de défiscalisation permettant jusqu’à 6.000 euros de réduction d’impôts par an a été mise en place par son Gouvernement afin de relancer la construction de logements. Il estime que « les aides de ce type ont contribué depuis 30 ans à constituer un parc locatif de qualité, c'est un des piliers du dispositif ». Il se déclare donc favorable à la prolongation de l'incitation à l'investissement locatif.

A contrario Benoît Hamon déclare que ce type d’incitation fiscale est trop coûteux pour l’Etat. Il suggère l’idée de maintenir ces dispositifs uniquement dans les zones où la forte demande locative pousse les loyers à la hausse. En attendant, il souhaite « évaluer de l'efficacité, et en attendant signer un moratoire sur les mesures 2017 ».

Un consensus sur la construction des logements sociaux

Les deux candidats proposent de poursuivre les efforts en la matière.
Manuel Valls souligne que le travail effectué durant le quinquennat de François Hollande a permis de relancer la construction des logements sociaux, le nombre de mise en chantier atteignant en 2016 « un plus haut historique à 140.000 ». L’ancien Premier Ministre propose également de favoriser les jeunes travailleurs, en construisant 40.000 logements sociaux par an qui leur seront réservés en priorité.

Benoît Hamon donne pour sa part l’objectif de créer 150.000 nouveaux logements sociaux par an. Il souhaite également rehausser le seuil de logements sociaux imposé aux communes par la loi SRU, en le portant de 25% actuellement à 30%.

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Une volonté de stabilité pour la fiscalité et la politique du logement

Les deux candidats considèrent que la stabilité des règles est d’une importance majeure. Benoît Hamon propose une conférence sur le logement réunissant les professionnels et les acteurs du secteur dans les 6 mois qui suivront l’élection présidentielle. Elle aura pour but de définir un cap. Manuel Valls souhaite que les principes généraux en matière de fiscalité soient figés par le Parlement dès le début du quinquennat, afin d’apporter un cadre rassurant et stable pour les investisseurs.

Un alourdissement des taxes pour l’un, la stabilité fiscale pour l’autre

Sans détour, Benoît Hamon propose de doubler la taxe sur les logements et bureaux vacants pour inciter les propriétaires à remettre leurs biens sur le marché. Il a également pour objectif de lutter contre la spéculation en matière de logement : « La fiscalité doit surtout être un outil redistributif en général et dans le logement en particulier. Il faut donc s'attaquer frontalement aux spéculations dans ce domaine grâce à l'outil fiscal ».

Pour Manuel Valls, il existe un certain équilibre entre les taxes prélevées sur la construction, l’habitat et le logement et les aides de l’Etat en faveur de ces secteurs. Pour lui l’amélioration essentielle tient à la création d’un cadre stable permettant aux acteurs économiques, ménages et entreprises, de se projeter.

Des différences sur l’avenir de l’encadrement des loyers

Pour Manuel Valls, l’encadrement des loyers a démontré « quelques effets pervers y compris au détriment de ceux que l'encadrement serait censé protéger. » Bien qu’en faveur du dispositif dans sa globalité, il estime qu’il n’est pas souhaitable de le voir appliqué dans toutes les agglomérations.

Benoît Hamon estime quant à lui qu’il faut élargir le dispositif à toutes les ville dans lesquelles la demande locative est forte et les loyers chers, soit les 13 métropoles françaises. Il souhaite par ailleurs donner plus de moyens pour le contrôle des loyers pratiqués, et mettre en place une voie de recours pour les locataires.

La rénovation énergétique au premier plan

Les deux finalistes de la « primaire citoyenne » souhaitent lutter activement contre la précarité des logements. Ils proposent donc un grand plan de rénovation énergétique.

Manuel Valls fixe l’objectif de rénover 1 million de logements, bureaux et bâtiments publics.

Benoît Hamon axe sa proposition sur la création d’ « aides renforcées et conditionnées au recours d’artisans labellisées » en faveur du parc privé de logements, assorti d’une protection des particuliers en matière de privation d’énergie. Des initiatives proches du projet lancé par la Mairie de Paris « Eco-Rénovons Paris » dont nous parlions dans un précédent article.


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