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Entre attentisme boursier, montée en puissance de l’IA et angles morts budgétaires, les lignes bougent lentement mais sûrement, avant la trêve des confiseurs.
Alors que les marchés espéraient encore un signal d’assouplissement, la réunion de la BCE du 18 décembre devrait surtout confirmer une stratégie de patience.
Stabilité des taux.Le taux de dépôt devrait rester fixé à 2 %, la BCE privilégiant une approche strictement « datadependant » en l’absence de choc macroéconomique majeur.
Un scénario macro clarifié.Swiss Life Asset Managers a relevé ses prévisions de croissance pour la zone euro (1,3 % en 2025, 1,0 % en 2026), avec une inflation attendue proche de 2 % en 2026, limitant la probabilité de baisses de taux à court terme.
Obligataire sous surveillance.Le portage demeure attractif, notamment sur l’Investment Grade 0–3 ans. La montée en puissance des investissements liés à l’IA devrait animer le marché primaire en 2026, dans un environnement plus volatil.
Source : Swiss Life Asset Managers – Édouard Faure
Après plusieurs semaines de stagnation, le CAC 40 reste enfermé dans un corridor étroit, oscillant entre 8 000 et 8 200 points. Une immobilité trompeuse, nourrie par une accumulation de signaux contradictoires.
Pourquoi ça coince.Du côté chinois, les indicateurs macroéconomiques continuent de décevoir. La croissance des ventes au détail ralentit pour le sixième mois consécutif, tombant à 1,3 % sur un an en novembre, contre 6 % en mai. Les investissements en capital fixe se contractent pour le troisième mois d’affilée, tandis que la production industrielle et les nouveaux crédits bancaires progressent moins que prévu. Pour les valeurs du CAC exposées à la Chine, le soutien macro reste donc insuffisant.
En France, pas de stress systémique.Les discussions budgétaires n’ont pas provoqué de tensions majeures sur les marchés. Le taux à 10 ans français s’est certes redressé, mais dans le sillage de l’ensemble des taux européens. Surtout, le spread OAT-Bund s’est légèrement détendu autour de 70 points de base, son plus bas niveau depuis fin août, signe que le risque spécifique français reste contenu.
L’effet États-Unis.Outre-Atlantique, la prudence domine. La Fed a bien abaissé ses taux et relevé ses projections de croissance pour 2026, mais elle n’anticipe qu’une seule baisse supplémentaire l’an prochain. Les dernières statistiques montrent un chômage remonté à 4,6 %, des salaires en ralentissement et une inflation toujours proche de 3 %. Résultat : un léger rebond de la volatilité américaine, qui freine mécaniquement l’élan du CAC.
Source : IG France – Alexandre Baradez
Longtemps cantonnée aux géants de la tech, l’intelligence artificielle est en train de changer d’échelle. Elle devient désormais un pilier de la résilience économique américaine, selon l’analyse de Principal Asset Management.
Un choc d’investissement massif.Les dépenses liées à l’IA pourraient atteindre 1 300 milliards de dollars dans les prochaines années. Au premier semestre 2025, elles ont contribué à hauteur d’environ 1 point à la croissance annuelle du PIB américain, alors même que les investissements hors technologie pesaient sur l’activité.
Un impact sous-estimé.Certes, une partie de la valeur ajoutée technologique est neutralisée par les importations (semi-conducteurs, matériel informatique). Mais les effets multiplicateurs de l’IA, gains de productivité, créations d’emplois, enrichissement des ménages, dépassent largement les statistiques traditionnelles.
Vers un élargissement du rally boursier.Avec l’assouplissement monétaire, les soutiens budgétaires et la baisse des incertitudes commerciales, l’IA pourrait devenir un nouveau moteur de cycle. En 2026, la reprise des actions ne serait plus réservée à une poignée de leaders technologiques, mais bénéficierait à un spectre plus large d’entreprises adoptant concrètement ces technologies.
Source : Principal Asset Management – Magdalena Ocampo
Le nouveau baromètre HelloSafe met en lumière les écarts spectaculaires dans l’octroi des visas Schengen, à partir des données officielles 2024 de la Commission européenne.
Des refus très asymétriques.En 2024, 11,7 millions de demandes ont été déposées (+13 %), pour un taux de refus mondial de 14,6 %. Mais l’écart entre nationalités est frappant : 35 % de refus pour l’Algérie, contre 4,6 % pour la Chine. Un demandeur africain a ainsi huit fois plus de risques d’être refusé qu’un demandeur asiatique.
Un coût financier massif.Les refus de visa représentent environ 316 millions d’euros de pertes pour les voyageurs en 2024, sur la base d’un coût moyen estimé à 185 euros par dossier rejeté. Un facteur clé ressort : près de 20 % des refus en Afrique du Nord seraient liés à une assurance voyage non conforme.
Des pays plus stricts que d’autres.Malte, l’Estonie et la Belgique affichent les taux de refus les plus élevés, soulignant une application très hétérogène des règles Schengen.
Source : HelloSafe – données Commission européenne (DG HOME)
Selon une étude Ipsos pour Giva, la gestion des assurances devient un angle mort financier pour de nombreux foyers français, dans un contexte de hausses de primes comprises entre 4 % et 10 %.
Trop de contrats, pas assez de visibilité.Si 63 % des Français se disent très impliqués dans la gestion de leurs assurances, la réalité est plus floue. Les foyers cumulent souvent six à huit contrats (habitation, auto, santé, emprunteur, prévoyance…), souscrits auprès de multiples acteurs, sans vision d’ensemble.
Une fragmentation coûteuse.Près de 57 % des Français répartissent leurs assurances sur plusieurs assureurs. Résultat : doublons, lacunes de couverture, échéances multiples… et 15 % des ménages reconnaissent ne pas savoir combien ils dépensent chaque année pour s’assurer.
Un enjeu de transparence.Pour Giva, le problème n’est pas un manque de volonté, mais un déficit de lisibilité. Centraliser et analyser ses contrats devient une condition indispensable pour maîtriser un poste budgétaire de plus en plus lourd.
Source : Ipsos x Giva