Vivoryon : le déficit fond de 57 %, mais la trésorerie file entre les doigts
La biotech allemande Vivoryon a réduit son déficit annuel de 57 % à 8,9 millions d'euros en 2025 grâce à une baisse substantielle de ses dépenses de recherche et développement. Cependant, sa trésorerie s'est contractée de 40 % à 5,6 millions d'euros, obligeant l'entreprise à lever des fonds d'ici le quatrième trimestre 2026 pour poursuivre ses essais cliniques sur la maladie rénale diabétique.
Réduction des dépenses au service de l'équilibre comptable
Vivoryon a réduit ses dépenses de recherche et développement, ramenant la facture de 14,1 millions d'euros à 4,4 millions d'euros. Cette diminution résulte principalement du ralentissement des études Phase 2 VIVIAD et VIVA-MIND, avec une réduction de 7,0 millions d'euros des coûts cliniques et une économie de 1,7 million d'euros sur la fabrication. Les frais généraux et administratifs ont également baissé de 30 %, passant de 6,9 millions d'euros à 4,8 millions d'euros, notamment grâce à une réduction de 1,1 million d'euros des charges de personnel et de 0,6 million d'euros de frais juridiques. Au total, la perte nette annuelle s'établit à 8,9 millions d'euros contre 20,6 millions d'euros en 2024.
Une trésorerie en décroissance malgré la contraction des brûlures de cash
Si les dépenses opérationnelles ont chuté de 56 % à 8,5 millions d'euros (contre 19,2 millions en 2024), Vivoryon ne bénéficie plus de rentrées de trésorerie. En 2024, l'entreprise avait généré 10 millions d'euros de flux positifs en provenance d'activités d'investissement. Cette source de financement ayant disparu en 2025, les liquidités sont passées de 9,4 millions d'euros à 5,6 millions d'euros malgré un apport de 4,7 millions d'euros en provenance de financements externes. La brûlure de cash mensuelle restant élevée, la direction estime que les ressources actuelles couvriront les besoins jusqu'au quatrième trimestre 2026, sans financement supplémentaire.
Le varoglutamstat en attente de fonds pour son prochain palier clinique
Vivoryon a confirmé en 2025 que son candidat principal, varoglutamstat, améliore la fonction rénale (eGFR) chez les patients diabétiques dans deux études Phase 2 indépendantes et randomisées, VIVIAD et VIVA-MIND. L'entreprise prévoit de lancer une étude Phase 2b dédiée aux patients atteints d'une maladie rénale diabétique avancée (stade 3b/4), priorité stratégique pour 2026. Cependant, l'initiation de cette étude demeure conditionnée à un financement supplémentaire ou à un partenariat que l'entreprise « explore activement ». L'entreprise a également élargi son portefeuille de brevets avec une nouvelle protection américaine couvrant le polymorphe actif de varoglutamstat, valable jusqu'en 2044 avec possibilité d'extension de cinq ans. En parallèle, Vivoryon a identifié VY2149, un inhibiteur QPCT/L de nouvelle génération en phase préclinique, dont le développement reste également conditionné à un financement additionnel ou un partenariat.