Abivax : l'action replonge de 1,5 % et creuse sa chute à 39 % en trois mois
La biotech parisienne spécialisée dans les maladies inflammatoires poursuit son repli à la mi-journée, dans un marché orienté à la baisse. Le titre reste loin de ses trois moyennes mobiles, au terme de plusieurs semaines de pression vendeuse, tandis que les ventes à découvert restent au centre de l'attention.
Un support de 78,60 € cédé, le titre à plus de 20 % de sa MM50
L'action Abivax cède 1,65 % à 77,30 €, sous le support de 78,60 € qui correspondait à la clôture de la veille. Le titre perd 21,08 % sur un mois et 39,04 % sur trois mois, un recul qui l'éloigne nettement de ses références de moyen terme : le cours est 20,69 % en dessous de sa MM50 (97,47 €) et 23,84 % en dessous de sa MM200 (101,50 €). Le RSI à 29 traduit l'épuisement de la pression vendeuse, sans qu'aucun rebond ne se dessine à ce stade. Cette configuration se déroule dans un marché parisien en repli, le SBF 120 reculant de 0,85 % à la même heure, alors que le titre figure dans la partie basse de l'indice.
Abivax est cotée à la fois sur Euronext Paris et au Nasdaq, où ses ADS s'échangent à raison d'une pour une action ordinaire. Les deux lignes cotent le même prix en temps réel, le Nasdaq concentrant l'essentiel des volumes. Seule l'action de Paris reste éligible au PEA.
Des ventes à découvert à 5,17 % du capital, en net recul sur un mois
Cinq fonds cumulent 5,17 % du capital vendu à découvert, selon les déclarations consultées, dont la dernière date du 6 octobre. Ce niveau reste élevé, mais il a nettement reculé en un mois : la position courte cumulée était de 7,17 % il y a trente jours, soit 2 points de moins. Ce reflux peut traduire des couvertures de positions après la baisse du titre, sans pour autant signaler un retournement de tendance.
Il se lit comme un indicateur de contexte, à suivre avec prudence et sans l'isoler du reste. Le dernier rendez-vous financier de la société remonte au 21 septembre, avec la présentation de ses comptes du premier semestre 2026, qui mettaient en avant une visibilité financière jusqu'au quatrième trimestre 2029 et un dépôt de l'obéfazimod prévu fin 2026. Le titre reste, malgré ce repli, en hausse de 4,6 % sur un an.