Action Eiffage : un rebond de 2,5 % qui n'efface pas les 20,5 % perdus en trois mois
Le groupe de construction et de concessions autoroutières rebondit nettement ce mardi, parmi les plus fortes hausses du CAC 40. Ce regain de forme intervient après un long repli qui l'a laissé très en retrait de ses moyennes mobiles. Le marché parisien, en légère hausse, lui offre un cadre plutôt porteur.
Un rebond qui laisse le titre à 18 % de sa MM200
L'action Eiffage gagne 2,69 % à 103,00 €, au quatrième rang des hausses du CAC 40, alors que l'indice progresse de 0,34 %. Le mouvement efface une partie seulement du recul subi ces dernières semaines : le titre cède encore 20,52 % sur trois mois et 2,83 % sur la semaine. Il reste en dessous de ses trois moyennes mobiles, à 2,20 % sous la MM20 (105,32 €) et à 18,20 % sous la MM200 (125,91 €), ce qui place le seuil des 105 € comme première zone à reconquérir.
Le RSI à 30 signale une configuration de survente, et le support à 99,26 € reste à bonne distance du cours du jour. Le contexte du secteur reste difficile : selon les données de conjoncture, le climat de la construction en France ressort à -17,2, les permis de logements reculent de 9,5 % sur un an et les marchés conclus dans les travaux publics chutent de 27,6 % sur trois mois. Le groupe est directement exposé à ce cycle, mais ces indicateurs n'expliquent pas le mouvement du jour.
Un carnet de commandes en hausse face à un trafic autoroutier en baisse
Lors de ses résultats du premier semestre, publiés le 27 août 2026, Eiffage avait mis en avant un carnet de commandes des Travaux en progression de 7 % sur un an, et une marge opérationnelle courante d'Eiffage Énergie Systèmes en hausse de 30 points de base, à 5,2 %. Le groupe avait aussi signalé un trafic total en baisse de 2,5 % sur APRR et AREA, affecté par le prix élevé des carburants, et anticipait pour 2026 une croissance d'activité inférieure à celle de 2025. Sur le plan de la valorisation, selon le consensus des analystes recensés, l'action se paie environ 9,1 fois les bénéfices de l'exercice en cours et 8,2 fois ceux de l'exercice suivant, avec une croissance du bénéfice par action attendue de 10,7 %.
Le titre est resté sous pression ces dernières séances : il avait cassé son support à 105,30 € le 29 septembre, puis repassé sous les 102,75 € le lendemain. Le prochain repère chiffré à suivre est le support à 99,26 €.