Arkema inaugure à Carling une unité qui réduit de 20 % l'intensité carbone du site
La nouvelle unité de purification d'acide acrylique améliore de 25 % l'efficacité énergétique du procédé et réduit de 20 % l'intensité carbone des opérations du site, selon le communiqué du groupe du 8 octobre 2026. Le chimiste l'inscrit dans son programme d'investissements de décarbonation, alors que la cérémonie s'est tenue en présence d'un vice-président exécutif de la Commission européenne.
Un programme de décarbonation pouvant atteindre 400 M€ d'ici 2030
Arkema présente cette installation comme une composante de son programme d'investissements de décarbonation, qui soutient la mise en œuvre de son plan climat. Selon Thierry Le Hénaff, président-directeur général, ce programme pourrait représenter un montant cumulé de 400 millions d'euros sur la période 2022-2030. Le dirigeant a précisé que l'unité de Carling compte parmi les plus importants projets industriels du groupe en France. Le site produit des monomères acryliques destinés aux revêtements de performance, aux adhésifs, au traitement de l'eau et à d'autres matériaux avancés. D'après le groupe, le procédé déployé permet également d'optimiser la gestion des ressources et des déchets, tout en réduisant sensiblement la consommation de solvants. Arkema indique que cette unité le place parmi les acteurs les plus compétitifs en Europe et renforce sa position sur le marché des matériaux acryliques bas carbone.
Un projet décidé en 2023 et cofinancé par France 2030
Décidé en 2023, le projet a été financé en partie par l'État français dans le cadre du programme France 2030, opéré par l'ADEME, avec un financement de l'Union européenne au titre de NextGenerationEU. L'inauguration s'est déroulée en présence de Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne chargé de la Prospérité et de la Stratégie industrielle. Elle a coïncidé avec l'assemblée générale de la Critical Chemicals Alliance, qui réunissait dirigeants industriels et responsables politiques européens autour des enjeux de souveraineté, de compétitivité et de décarbonation. « L'Europe doit garder son industrie chimique », a déclaré Stéphane Séjourné, qui a présenté le site de Carling comme l'illustration d'un modèle consistant à « décarboner sans désindustrialiser ». Arkema, qui a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 9,1 milliards d'euros en 2025, emploie 20 700 personnes dans quelque 55 pays.