Ctac : EBIT à -3,3 M€ au troisième trimestre après la défaillance d'un client belge, perte attendue en 2026
Ctac a publié le 23 octobre 2026 des comptes du troisième trimestre marqués par deux charges non récurrentes. Elles ont porté l'EBIT à 3,3 millions d'euros négatif, alors que l'EBIT normalisé (avant éléments exceptionnels) est resté positif à 0,4 million d'euros.
Le groupe de services informatiques coté sur Euronext Amsterdam s'attend désormais à clôturer l'exercice 2026 sur un résultat net négatif. Il présente en parallèle son programme de transformation, mené au cours du trimestre, comme le socle d'un redressement de ses bénéfices en 2027.
La charge la plus lourde provient de la défaillance d'un client important de sa filiale belge, dont le coût est estimé à environ 3,1 millions d'euros. Elle intervient dans un environnement commercial que la société décrit comme plus difficile, avec des reports de grands projets informatiques et un repli de l'activité de mise à disposition de personnel.
Chiffre d'affaires de 26,9 M€ et EBIT normalisé de 0,4 M€
Le chiffre d'affaires de Ctac a baissé au troisième trimestre 2026, à 26,9 millions d'euros. La société avance deux explications. D'une part, le climat géopolitique incertain conduit ses clients à reporter de grands projets informatiques. D'autre part, les activités de mise à disposition de personnel ont reculé en raison de la discussion autour de la Wet DBA.
Le groupe met en regard une demande en hausse dans deux domaines : l'intelligence artificielle et la sécurité informatique. Selon Ctac, une partie de ses clients accompagnés dans l'intégration de l'IA en tirent des bénéfices concrets, notamment un contact client plus rapide, l'amélioration de leurs produits et la baisse de leurs coûts. La société indique également recourir à l'IA pour accélérer et optimiser ses propres processus.
Sur le plan opérationnel, l'EBIT normalisé, calculé avant éléments exceptionnels, est ressorti à 0,4 million d'euros positif. Le groupe le qualifie de légère amélioration par rapport au deuxième trimestre 2026.
Charge de 3,1 M€ et coûts de transformation d'environ 0,6 M€
Le passage d'un EBIT normalisé positif à un EBIT publié de 3,3 millions d'euros négatif s'explique par deux éléments. Le premier est la défaillance d'un client important de Ctac Belgique, survenue au cours du trimestre. La société estime le préjudice à environ 3,1 millions d'euros, un montant présenté comme une charge non récurrente.
Le second tient au programme de transformation engagé pour adapter l'organisation à l'évolution de la demande. Les effectifs ont été ajustés à la fois dans l'organisation directe et dans l'organisation indirecte. Ces mesures ont généré des coûts exceptionnels d'environ 0,6 million d'euros au troisième trimestre, et Ctac prévoit qu'ils resteront inférieurs à 1,0 million d'euros sur l'ensemble de l'exercice.
La perte d'exploitation du trimestre repose sur ces deux charges identifiées, tandis que l'activité courante reste légèrement bénéficiaire au niveau de l'EBIT normalisé. Selon la société, les mesures d'effectifs visent une plus grande capacité opérationnelle et une amélioration structurelle de la rentabilité.
Résultat net négatif attendu en 2026, redressement visé en 2027
Compte tenu de la charge de 3,1 millions d'euros et des coûts de transformation d'environ 0,6 million d'euros, Ctac anticipe un résultat net négatif pour l'exercice 2026. Lors des résultats annuels publiés le 4 mars 2026, le groupe avait affiché un résultat net de 3,6 M€ pour l'exercice 2025, pour un chiffre d'affaires de 125,71 M€ et un dividende de 0,11 euro par action.
Le consensus disponible au 24 octobre 2026, établi sur la base d'un seul analyste, affichait une prévision de bénéfice par action de 0,37 euro pour l'exercice 2026, alors que Ctac anticipait désormais un résultat net négatif.
Pour 2027, la direction estime que le programme de transformation offre une perspective nettement meilleure. Elle cite une base de coûts fortement réduite et une demande accrue de services liés à l'IA et à la sécurité comme fondements d'un redressement des bénéfices. Le résultat net négatif annoncé pour l'exercice en cours découle directement des charges identifiées.