Eutelsat : 32 premiers satellites OneWeb prêts pour le renouvellement de sa constellation
Eutelsat a annoncé le 2 octobre 2026 l'achèvement de la première série d'un programme qui prévoit le déploiement de 669 nouveaux satellites OneWeb en orbite terrestre basse (LEO). Ces engins, construits par Airbus Defence and Space, doivent désormais être expédiés en vue de leur lancement par SpaceX.
Un programme de 669 satellites pour remplacer la flotte en fin de vie
Selon le communiqué, les nouveaux satellites ont vocation à remplacer progressivement les engins spatiaux de la constellation OneWeb dont la durée de vie opérationnelle touche à sa fin. Le groupe présente ce programme comme destiné à « renouveler et renforcer » la constellation.
L'objectif affiché est double : assurer la continuité du service pour les clients et renforcer les performances du réseau OneWeb. Eutelsat indique ainsi pouvoir continuer à proposer des services de connectivité LEO sécurisés et résilients aux entreprises, aux organismes gouvernementaux et aux autres acteurs institutionnels.
Issu du rapprochement avec OneWeb en 2023, Eutelsat exploite une flotte de 31 satellites géostationnaires et une constellation en orbite basse de plus de 600 satellites. Le groupe intervient sur quatre segments : la Vidéo, la Connectivité mobile, la Connectivité fixe et les Services aux gouvernements.
Construits à Toulouse par Airbus, lancement confié à SpaceX
Les 32 satellites ont été fabriqués par Airbus Defence and Space sur son site de Toulouse, pour le compte d'Eutelsat. Ils sont prêts à être expédiés, le lancement devant être assuré par SpaceX.
Jean-François Fallacher, directeur général d'Eutelsat, a déclaré que cette livraison « démontre notre engagement à poursuivre notre mission » auprès des clients « à mesure que nous renouvelons notre réseau ». Il y voit également, pour l'Europe, la preuve de « notre capacité à concevoir des capacités LEO mondiales et à les exploiter durablement ».
Côté industriel, Alain Fauré, directeur des systèmes spatiaux chez Airbus Defence and Space, a indiqué que cette étape « symbolise notre réimplantation industrielle » et confirme la capacité du constructeur « à produire des engins spatiaux dans des volumes importants et à une cadence soutenue ».