Fonds ESG : 27 % des épargnants en détiennent, contre 41 % en 2025, selon CPRAM
Selon la septième édition du Baromètre de l'investissement responsable, publiée le 15 octobre 2026 par CPRAM (filiale d'Amundi) et Insight AM, le marché des fonds ESG et climat se resserre autour d'un noyau d'épargnants plus engagés et plus actifs. L'étude, réalisée par OpinionWay auprès de 1 029 épargnants français entre le 15 et le 26 juin 2026, porte sur l'ensemble du marché et non sur les seuls produits du groupe.
Moins de détenteurs, mais un noyau d'investisseurs engagés stable
D'après le baromètre, 27 % des épargnants interrogés déclarent détenir des fonds ESG généralistes, contre 41 % en 2025. Pour les fonds climat, la proportion s'établit à 25 %, contre 38 % un an plus tôt. Selon l'étude, ce recul concerne les épargnants qui consacrent moins de 5 % de leurs encours à ces fonds, tandis que la part de ceux qui y allouent plus de 5 % reste stable.
Le document relève aussi une évolution des préférences : l'intérêt pour les fonds excluant systématiquement certains secteurs baisse de 7 points, au profit d'une approche « best-in-transition », qui privilégie les entreprises les plus engagées dans leur transition.
L'âge introduit un écart sensible dans les réponses. Selon le baromètre, 62 % des moins de 35 ans déclarent détenir des fonds climat, soit près de trois fois la moyenne de l'échantillon, contre 12 % des 65 ans et plus.
Performance, conseil et labels au premier rang des attentes
Parmi les épargnants ayant investi dans des fonds climat en 2025, 76 % se déclarent satisfaits, la stabilité et la performance du placement figurant devant l'impact environnemental parmi les motifs cités. À niveau de risque équivalent, 50 % des sondés privilégient exclusivement la performance financière, 39 % accordent autant d'importance à la performance qu'à l'impact positif et 10 % font de l'impact environnemental leur seule priorité. Le recours à un tiers pour les choix d'investissement concerne désormais 58 % des épargnants, soit 4 points de plus qu'en 2025.
Les labels progressent comme repère : 49 % des sondés estiment qu'un label, notamment le label ISR, peut les inciter à investir dans un fonds climat, contre 44 % en 2025, et la proportion atteint 75 % chez les détenteurs de fonds ESG et climat. La contribution d'un fonds à la souveraineté énergétique renforcerait l'intérêt de 68 % des épargnants (92 % des détenteurs-acquéreurs de fonds climat, 60 % des non-détenteurs). Le manque de connaissance, cité par 49 % des sondés, reste le premier frein identifié.
« Les conseillers en gestion de patrimoine et banquiers privés ont un rôle essentiel à jouer pour mieux faire connaître ces solutions et répondre aux attentes en matière de performance et de lisibilité », a indiqué Arnaud Faller, directeur général délégué et CIO de CPRAM. Noémie Hadjadj-Gomes, Chief Responsible Officer de la société de gestion, a pour sa part estimé que les épargnants « sont plus ouverts au financement de la transition des secteurs à plus forte intensité carbone ».