Icade confirme son objectif de cash-flow malgré le recul des réservations au troisième trimestre
Icade a confirmé le 20 octobre 2026, après la clôture de la Bourse, son objectif de cash-flow net courant compris entre 2,90 € et 3,10 € par action pour l'exercice. Cette confirmation accompagne un chiffre d'affaires consolidé de 887,1 M€ sur neuf mois, en recul de 3,9 %, et un ralentissement des réservations dans la promotion au troisième trimestre.
La foncière a aussi finalisé en octobre la cession de ses actifs de santé au Portugal, pour un produit net d'environ 115 M€. Elle envisage un dividende 2026 intégrant la plus-value de 255 M€ réalisée sur la vente de l'immeuble Marignan. La publication est intervenue au lendemain d'un plus bas historique de l'action, inscrit à 14,23 € en séance le 19 octobre 2026.
Foncière : loyers en baisse de 0,9 % à périmètre constant
Les revenus locatifs bruts de la foncière ont atteint 250,0 M€ au 30 septembre 2026, en baisse de 5,0 % en données publiées. L'essentiel de l'écart provient d'un effet de périmètre de -4,1 % lié aux cessions de 2025, en partie compensé par la livraison de l'immeuble Edenn à Nanterre. À périmètre constant, la baisse ressort à 0,9 %, un rythme identique à celui de fin juin.
Ce chiffre combine l'indexation (+0,5 %), les départs de locataires (-0,5 %) et une réversion négative sur les renouvellements (-0,9 %). Les bureaux progressent de 0,6 % à périmètre constant, tandis que les locaux d'activité reculent de 2,3 %, pénalisés par la baisse de l'indice du coût de la construction en 2025.
Icade a signé ou renouvelé 103 436 m² de baux, contre 124 553 m² un an plus tôt (-17,0 %), pour 34 M€ de loyers faciaux annualisés et une durée ferme moyenne de 8,5 ans. Environ 90 % de ces surfaces sont des renouvellements. Le taux d'occupation financier s'établit à 85,4 %, contre 86,8 % fin 2025, dont 89,3 % pour les bureaux.
Promotion : réservations en baisse de 8,5 % en valeur sur neuf mois
Le chiffre d'affaires économique de la promotion a reculé de 4,4 %, à 696,4 M€. Le résidentiel progresse de 1,0 %, à 639,9 M€, alors que l'immobilier d'entreprise baisse de 40,2 %, à 52,7 M€, après l'achèvement de grands projets les années précédentes et sans nouvelle vente conclue sur la période.
Les réservations atteignent 2 776 lots (-1,4 %) pour 661 M€ (-8,5 %). Lors de la publication semestrielle du 21 juillet 2026, le groupe faisait état de réservations résidentielles en hausse de 11,9 % en volume et de 6,4 % en valeur. Le retournement s'est donc concentré sur le troisième trimestre, que la société attribue à la prudence accrue des acquéreurs face à la hausse des taux. La part des accédants à la propriété dans les ventes au détail est passée de 76 % à 66 %.
Le carnet de commandes recule de 8,6 % par rapport à fin 2025, à 1 522 M€, soit environ 19 mois d'activité selon le groupe, et 40 % de ce carnet est déjà vendu, contre 35 % un an plus tôt. Les permis de construire obtenus baissent d'environ 25 % et les promesses foncières de 10 %. Le quatrième trimestre 2025 avait concentré près de 58 % des réservations annuelles.
Guidance maintenue, dividende intégrant la plus-value de 255 M€
L'objectif de cash-flow net courant 2026 se décompose entre 2,25 € et 2,45 € par action pour les activités stratégiques et environ 0,65 € pour les activités non stratégiques, issu du dividende de 48,5 M€ versé par Praemia Healthcare en mai. La cession portugaise n'aura pas d'effet sur cet agrégat. Évoquant un environnement marqué par la hausse des taux et l'incertitude politique en France, Icade annoncera sa guidance 2027 avec les résultats annuels, le 9 février 2027.
Le conseil d'administration envisage de proposer un dividende égal au résultat distribuable d'Icade SA, avec une option de paiement en actions, afin de respecter les obligations du régime SIIC tout en ménageant le bilan. Le plan d'économies de 15 M€ est achevé.
La liquidité atteint 2,2 Mds€ pour une dette brute de 3,8 Mds€, après le remboursement d'environ 290 M€ de prêt de la Tour Eqho et l'émission de 150 M€ d'obligations à échéance 2035. Elle couvre les échéances de dette jusqu'en 2030. Selon le consensus des analystes recensés, l'action se paie environ 4,9 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours.