L'action Aperam chute de 7,2 % en une semaine après une dégradation de JP Morgan
Le titre Aperam accuse un net repli ce mercredi 11 mars, cédant 2,4 % à 35,86 euros en séance, dans un marché européen lui-même orienté à la baisse. La valeur accumule désormais un recul de 7,2 % sur sept jours, effaçant une partie des gains engrangés au cours des trois derniers mois. Ce décrochage intervient dans le sillage d'une révision significative de la recommandation de JP Morgan.
JP Morgan rétrograde Aperam de « surpondérer » à « neutre »
La banque américaine JP Morgan a modifié son avis sur le titre Aperam, passant d'une recommandation « surpondérer » à « neutre ». Parallèlement, l'objectif de cours a été réduit de 45,10 euros à 40,70 euros, ce qui représente tout de même un potentiel de hausse d'environ 13,5 % par rapport au cours actuel de 35,86 euros. Ce changement de tonalité de l'un des grands courtiers internationaux pèse directement sur le titre en cette séance de mercredi.
Le contexte de marché n'aide pas Aperam à résister. Le CAC 40 recule de 0,58 % en séance, tandis que le DAX cède 1,58 %. Le VIX, indicateur de volatilité, affichait 29,49 points lors de sa dernière lecture du 6 mars, un niveau traduisant une tension élevée sur les marchés. Cette nervosité générale accentue la pression vendeuse sur les valeurs cycliques telles que le producteur d'acier inoxydable.
Le titre teste ses niveaux techniques de support
Sur le plan technique, la trajectoire d'Aperam s'est nettement dégradée ces dernières séances. Le cours de 35,86 euros évolue désormais bien en dessous de sa moyenne mobile à 50 jours, située à 38,35 euros, et également sous sa moyenne mobile à 20 jours (41,41 euros). Cette configuration reflète une dynamique baissière à court terme, confirmée par un RSI à 34, qui signale une zone de survente potentielle. Ce niveau indique que la pression vendeuse est forte, sans pour autant garantir un rebond imminent.
Le seuil de support le plus proche se situe à 34,74 euros, soit à peine 3 % sous le cours actuel. La bande inférieure de Bollinger, à 35,97 euros, a d'ores et déjà été frôlée en séance, ce qui illustre l'amplitude du mouvement baissier. Malgré ce repli hebdomadaire marqué, le titre conserve une progression de 8,47 % sur trois mois et de 13,41 % sur un an, soutenu par une moyenne mobile à 200 jours qui demeure bien en deçà du cours, à 31,38 euros.