L'action Aperam s'envole de 3,1 % à la clôture après le relèvement de Morgan Stanley
Le producteur d'acier inoxydable Aperam a clôturé ce mardi 16 décembre 2025 à 35,24 euros, en hausse de 3,1 % par rapport à la veille. Morgan Stanley a relevé sa recommandation de pondération de marché à surpondérer avec un objectif de cours porté de 31,50 à 40 euros. Cette révision d'opinion explique l'essentiel du mouvement observé durant la séance, dans un environnement de marché où les volumes échangés demeurent limités avec seulement 0,25 % du capital traité. Le titre enchaîne ainsi une septième séance consécutive de progression, affichant désormais un gain de 7,24 % sur une semaine, 30,23 % sur trois mois et 35,02 % sur un an.
Morgan Stanley mise sur la diversification et la résilience d'Aperam
Le relèvement de Morgan Stanley intervient dans le cadre d'une étude sectorielle consacrée à l'acier et à l'inoxydable diffusée ce mardi matin. La banque américaine salue le modèle économique diversifié du groupe, qui va des alliages au recyclage de la ferraille en passant par une forte présence sur le marché brésilien, lui assurant une forte résilience au niveau de ses performances financières. Morgan Stanley souligne également l'exposition d'Aperam à une reprise de la croissance en Europe et un taux de conversion en trésorerie disponible en tête du secteur, avec 11 % attendu en 2026 puis 13 % à horizon 2027. Cette révision d'opinion s'accompagne d'un objectif de cours porté à 40 euros, soit un potentiel de hausse de près de 14 % par rapport au cours de clôture. Le titre avait déjà bénéficié début décembre d'un relèvement d'objectif de JP Morgan de 30,80 à 35 euros, signalant un regain d'intérêt des analystes pour le dossier. Plusieurs brokers ont récemment renforcé leurs paris sur le secteur de l'acier et de l'inox, confirmant un changement de perception sur cette industrie longtemps pénalisée par la surcapacité mondiale.
Le RSI en zone de surachat alerte sur un risque de consolidation technique
Le cours actuel de 35,24 euros franchit désormais la résistance antérieure située à 34,18 euros, ouvrant un nouveau palier haussier. Le Relative Strength Index s'établit à 78, largement au-dessus du seuil de surachat fixé à 70. Cet indicateur de momentum, qui mesure la vitesse et l'amplitude des variations de prix, signale un risque de pause ou de correction technique après cette série de gains rapides. Le titre évolue au-dessus de ses trois moyennes mobiles : 32,63 euros pour la MM20, 31,99 euros pour la MM50 et 28,49 euros pour la MM200, confirmant une tendance de fond haussière sur tous les horizons temporels. L'oscillateur Scholes émet cependant un signal de vente, conséquence directe du RSI en forte surchauffe. Le prochain support majeur se situe à 29,66 euros, offrant une marge de sécurité de 15,8 % en cas de repli. La volatilité sur un mois s'établit à 5,76 %, un niveau modéré traduisant un profil de risque maîtrisé pour un titre du secteur sidérurgique. Le beta négatif de -0,12 illustre une très faible corrélation avec les mouvements de l'indice de référence.
Une dynamique haussière confirmée par le MACD et les moyennes mobiles
Le MACD affiche une configuration pleinement haussière avec une ligne MACD à 0,56 qui domine sa ligne de signal à 0,40, générant un histogramme positif de 0,16. Cet indicateur technique, qui mesure la convergence et la divergence des moyennes mobiles exponentielles, valide l'installation d'un momentum favorable et la poursuite de la dynamique ascendante en cours. Les bandes de Bollinger encadrent actuellement le titre entre 30,70 euros et 34,56 euros, mais le cours se situe désormais au-dessus de la borne supérieure, évoluant donc en zone d'extension technique. Cette configuration suggère un titre en surchauffe à très court terme, même si la tendance générale demeure orientée à la hausse. Sur le plan fondamental, Aperam avait publié le 7 novembre dernier des résultats du troisième trimestre 2025 affichant un Ebitda de 74 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 1,410 milliard d'euros, dans un environnement marqué par des pressions persistantes sur les prix des métaux et des produits. Le groupe avait alors indiqué anticiper un Ebitda ajusté du quatrième trimestre légèrement inférieur au troisième, tout en confirmant une réduction de sa dette financière nette de plus de 200 millions d'euros d'ici fin 2025.