L'action Crédit Agricole casse son support à 17,57 € et glisse encore
Le secteur bancaire français subit une pression généralisée ce jeudi, dans un CAC 40 en repli de plus de 1 %. Crédit Agricole figure parmi les valeurs les plus touchées de l'indice, son cours repassant sous des seuils techniques clés, alors que le contexte macroéconomique européen se durcit avec une inflation en forte accélération en zone euro.
Un repli de 3,22 % qui enfonce le titre sous ses trois moyennes mobiles
L'action Crédit Agricole cède 3,22 % à 17,00 € en séance, abandonnant son ancien support des 17,57 €, désormais transformé en résistance. Le titre évolue en dessous de ses trois moyennes mobiles : la MM20 à 18,32 € (écart de -7,18 %), la MM50 à 18,81 € (-9,60 %) et la MM200 à 17,69 € (-3,87 %). Cette configuration, où le cours est sous les trois repères de tendance simultanément, traduit une pression vendeuse installée sur plusieurs horizons de temps.
Le RSI à 32 approche la zone de survente, sans l'avoir franchie : il signale un épuisement de l'élan vendeur à court terme, sans renversement établi. Sur un mois, le titre accuse une baisse de 8,16 %, et de 5,71 % sur la semaine, ce qui place cette séance dans le prolongement d'une tendance baissière engagée depuis plusieurs semaines.
Un environnement macroéconomique qui pèse sur l'ensemble du secteur bancaire français
Le repli intervient dans un contexte macro tendu pour les banques européennes. L'inflation en zone euro a accéléré en septembre, atteignant 3,4 % en France et 4,1 % en Italie, sous l'effet du choc énergétique lié au conflit en Iran, alors que les marchés monétaires intègrent désormais jusqu'à quatre hausses de taux supplémentaires sur un an. Dans ce contexte, un resserrement monétaire accéléré en zone euro peut, de manière générale, peser sur la qualité des portefeuilles de crédit bancaires et sur la demande de nouveaux prêts.
L'encours des crédits aux entreprises françaises progresse encore de 3,4 % en rythme annuel à fin août, mais à un taux d'usure immobilier fixe désormais à 5,40 %, la pression sur la production de nouveaux prêts reste sensible. Dans ce contexte, les avis d'analystes s'appuient sur un titre qui se traite à environ 7,4 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours, selon le consensus des analystes recensés, un niveau de valorisation modeste qui reflète les incertitudes pesant sur le secteur. La résistance à franchir reste fixée à 17,57 €, soit l'ancien support perdu ce jeudi.