L'action Eramet chute de 11 % en une semaine et frôle un support critique
Eramet accuse un net recul ce vendredi 20 mars, dans un contexte de repli généralisé sur les marchés actions européens. Le titre du groupe minier et métallurgique cède 3,66 % à 47,42 euros, portant sa baisse hebdomadaire à plus de 11 %. Le CAC 40 évolue en séance en repli de 1,40 %, à 7 698 points.
Un titre sous pression qui frôle son support clé
Le cours d'Eramet se rapproche dangereusement du seuil de support situé à 46,10 euros, un niveau technique qui pourrait, en cas de franchissement à la baisse, amplifier la dynamique de repli. Avec un RSI tombé à 29, l'action évolue désormais en zone de survente, ce qui traduit une pression vendeuse particulièrement marquée ces dernières semaines. Ce niveau de RSI, généralement interprété comme un signal de tension extrême à la baisse, témoigne de l'ampleur du décrochage subi par le titre, qui s'échange aujourd'hui bien en dessous de ses moyennes mobiles à 50 jours (64,78 euros) et à 200 jours (55,75 euros).
Sur un an, la perte atteint 18,66 %, tandis que la performance trimestrielle s'établit à -6,93 %. Le titre s'inscrit ainsi dans une tendance baissière prolongée, sans catalyseur identifié à court terme susceptible d'inverser la trajectoire. La publication du chiffre d'affaires du premier trimestre 2026, attendue le 23 avril prochain, constituera la prochaine échéance majeure pour les acteurs du marché.
Un environnement de marché perturbé par les tensions géopolitiques
La séance de ce vendredi se déroule dans un climat de forte nervosité sur les places européennes. Le SBF 120, indice auquel appartient Eramet, recule de 1,39 % en séance, à 5 832 points. Le VIX, indicateur de volatilité implicite du marché américain, affichait 25,09 lors de sa dernière lecture du 18 mars, en hausse de plus de 12 % par rapport à la veille, signalant un environnement de tension élevée.
Dans le secteur des matières premières et de la métallurgie, les comparables cotés à Paris évoluent en ordre dispersé : Aperam cède 0,12 % tandis qu'Imerys reste stable. Eramet se distingue donc par l'intensité de son repli, qui dépasse sensiblement la baisse moyenne de son indice de référence. La flambée du baril de Brent, qui a franchi les 107 dollars ce vendredi dans le contexte du conflit au Moyen-Orient, alourdit par ailleurs les perspectives de coûts énergétiques pour les groupes industriels énergivores comme le sont les acteurs de la filière minière et métallurgique. Ce renchérissement brutal de l'énergie, avec un prix du pétrole en hausse de 50 % depuis fin février, constitue un facteur de pression supplémentaire sur les marges opérationnelles du secteur.