L'action Eramet gagne près de 7 % à mi-séance, portée par le cessez-le-feu au Moyen-Orient
Le titre du groupe minier et métallurgique gagne 6,87 % ce mercredi matin, à 53,65 euros, dans un marché parisien en nette progression. Cette hausse intervient alors que le CAC 40 avance de 4,28 % en séance et que l'ensemble du secteur des matières premières affiche un rebond marqué.
Le cessez-le-feu États-Unis–Iran propulse le secteur minier
L'annonce, ce mercredi 8 avril, d'un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran après plus de cinq semaines de frappes sur le territoire iranien a déclenché un vif mouvement de soulagement sur les marchés. La perspective d'une réouverture du détroit d'Ormuz, par lequel transite près d'un cinquième du pétrole mondial, contribue à faire refluer les tensions sur les chaînes d'approvisionnement et les coûts énergétiques. Pour un groupe comme Eramet, gros consommateur d'énergie dans ses activités de transformation de nickel et de manganèse, la détente sur les prix du brut — le Brent a chuté de 15 % pour repasser sous les 100 dollars — est un signal favorable sur le front des charges opérationnelles.
Le rebond profite à l'ensemble du compartiment : en séance, Aperam gagne 10,40 % tandis qu'Imerys progresse de 7,46 %. Le SBF 120 avance de 4,20 %. Cette reprise intervient toutefois après un trimestre difficile pour Eramet, dont le cours a reculé de 22,42 % sur trois mois, reflet des perturbations liées au conflit et de la dégradation des prix du nickel observée au premier trimestre.
Un titre qui reste techniquement fragile malgré le rebond
Malgré le sursaut du jour, la configuration technique d'Eramet demeure sous pression. Le cours, à 53,65 euros, évolue nettement en dessous de sa moyenne mobile à 50 jours (58,52 euros) et reste également inférieur à sa moyenne mobile à 200 jours (55,90 euros), ce qui traduit une tendance de fond encore orientée à la baisse. Le RSI, à 41, se situe dans une zone neutre basse, confirmant qu'aucun signal de retournement haussier durable n'est encore validé par les indicateurs de momentum.
Du côté du calendrier, le prochain rendez-vous à surveiller est la publication du chiffre d'affaires du premier trimestre 2026, prévue le 23 avril. Ce point d'étape sera déterminant pour mesurer l'impact réel du conflit au Moyen-Orient sur l'activité opérationnelle du groupe, en particulier ses opérations en Nouvelle-Calédonie et au Gabon. Le seuil de résistance le plus proche se situe à 63,15 euros, tandis que le support identifié se trouve à 47,18 euros, niveau testé lors du récent creux de marché.