L'action Eramet passe sous les 51 euros, à plus de 10 % de sa moyenne mobile 200
Le titre du groupe minier et métallurgique accuse ce jeudi un repli marqué, dans un marché parisien sous pression. Eramet évolue à 50,15 euros, lestée par un contexte sectoriel défavorable et une tendance baissière installée depuis plusieurs semaines.
Un recul amplifié par la faiblesse du secteur minier européen
En séance, Eramet cède 3,74 % à 50,15 euros, après avoir clôturé la veille à 52,10 euros. Ce repli s'inscrit dans une séquence défavorable : sur sept jours, le titre a perdu 2,34 %, tandis que la contre-performance atteint 13,01 % sur trois mois. Le groupe n'est pas isolé dans cette trajectoire. Aperam recule de 3,28 % et Imerys abandonne 3,05 %, signe d'une pression généralisée sur les valeurs liées aux matières premières. Le CAC 40 cède de son côté 1,25 % en séance, tandis que le SBF 120 perd 1,26 %, dans un environnement de tensions géopolitiques accrues au Moyen-Orient. L'escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran, qui a fait bondir le Brent de plus de 6 % en vingt-quatre heures vers 108 dollars le baril, alimente la nervosité sur les marchés et pèse sur les coûts énergétiques des industriels intensifs en énergie comme Eramet. La publication du chiffre d'affaires du premier trimestre 2026, prévue le 23 avril prochain, constituera un rendez-vous important pour évaluer l'impact de ce contexte sur l'activité opérationnelle du groupe.
Des signaux techniques qui reflètent une dynamique baissière persistante
Sur le plan graphique, le titre évolue nettement sous ses principales moyennes mobiles : la MM50, située à 59,75 euros, et la MM200, à 55,86 euros, restent toutes deux sensiblement au-dessus du cours actuel, confirmant la tendance descendante. Cet écart de plus de 10 % entre le cours et la MM200 témoigne d'un affaiblissement progressif depuis le début de l'année. Le RSI, à 46, se maintient en zone neutre mais orienté vers le bas, sans signaler pour l'heure de condition de survente extrême. Le prochain seuil de support technique se situe à 46,10 euros, soit environ 8 % sous le niveau actuel. Un franchissement de ce plancher pourrait accélérer la correction. À l'inverse, la résistance majeure se dessine à 63,15 euros, un niveau qui paraît éloigné dans la configuration présente. Malgré un beta relativement faible de 0,27, la volatilité mensuelle du titre atteint 16,07 %, ce qui traduit des mouvements de cours significatifs pour une valeur du SBF 120. La proximité de la bande inférieure de Bollinger, positionnée à 45,62 euros, mérite une attention particulière dans les prochaines séances.