L'action Eramet progresse de 8,8 % en une semaine malgré une tendance baissière
Le titre du groupe minier et métallurgique progresse nettement ce mercredi, à 51,70 euros, dans un marché parisien en forte hausse. Eramet affiche un gain de 8,8 % sur les sept derniers jours, après un trimestre marqué par un repli de plus de 10 %. La publication du chiffre d'affaires du premier trimestre 2026, attendue le 23 avril, constitue le prochain rendez-vous majeur pour les actionnaires.
Un rebond technique dans un environnement de marché porteur
L'action Eramet gagne 2,38 % en séance, à 51,70 euros, après avoir clôturé la veille à 50,50 euros. Ce mouvement s'inscrit dans une séance favorable sur la place parisienne : le CAC 40 avance de 2,12 % en séance et le SBF 120 progresse dans les mêmes proportions (+2,14 %). Le secteur des matières premières profite de ce regain d'appétit, comme en témoigne la progression comparable d'Aperam (+2,47 %), tandis qu'Imerys recule de près de 2 %.
Du point de vue de l'analyse technique, le cours évolue encore sensiblement en dessous de sa moyenne mobile à 50 jours (60,26 euros) et de celle à 200 jours (55,83 euros), ce qui traduit une tendance de fond qui reste baissière malgré le sursaut récent. Le RSI, à 43, se situe en zone neutre mais encore sous le seuil d'équilibre de 50, signe que la pression vendeuse ne s'est pas totalement dissipée. Le support le plus pertinent se situe à 46,10 euros, un plancher testé ces dernières semaines et qui avait permis au titre d'amorcer son rebond hebdomadaire.
Un contexte géopolitique tendu qui pèse sur la visibilité du secteur minier
Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, avec la flambée du Brent au-delà de 115 dollars le baril survenue lundi 30 mars, alimentent un climat d'incertitude élevé sur les marchés. Le VIX, indicateur de volatilité de référence, affichait 31,05 points à la clôture du 27 mars, en hausse de plus de 13 % en une séance, illustrant un niveau de stress considérable. Pour un groupe comme Eramet, dont l'activité repose sur l'extraction et la transformation de minerais stratégiques (manganèse, nickel, sables minéralisés), la hausse des coûts énergétiques constitue un facteur de pression sur les marges opérationnelles.
Le titre conserve par ailleurs un bêta très faible, à -0,07, ce qui indique une corrélation quasi nulle avec les fluctuations générales du marché sur la période récente. En termes de valorisation, la performance annuelle reste modeste (+3,82 %), dans un contexte où la volatilité mensuelle atteint 16,11 %. La publication du chiffre d'affaires trimestriel le 23 avril prochain fournira un premier indicateur concret de l'impact de cet environnement sur l'activité du groupe au cours des premiers mois de l'année.