Le titre du spécialiste néerlandais des services géotechniques Fugro a clôturé ce mardi 25 novembre en hausse de 4,23 % à 8,625 euros, surperformant nettement l'indice CAC 40 qui gagne 0,83 % dans la séance. Ce rebond intervient après des mois difficiles pour le groupe, toujours plombé par les incertitudes économiques et le ralentissement du secteur de l'éolien offshore. La valeur affiche une progression de 4,23 % sur la séance du 25 novembre à 8,625 euros, contre une clôture à 8,28 euros la veille. Les volumes d'échanges restent toutefois modestes avec 0,45 % du capital échangé. Cette performance intervient dans un contexte plus large de forte dégradation du titre, en recul de 48,96 % sur un an, bien loin de la hausse de 10,62 % enregistrée par le CAC 40 sur la même période. Sur trois mois, la baisse atteint 28,95 %, illustrant la pression persistante sur le spécialiste des données géotechniques depuis le retrait de ses prévisions financières annoncé en septembre dernier.Fugro a annoncé le 20 novembre dernier avoir achevé des études géophysiques et archéologiques pour le parc éolien offshore de 330 MW Rimini en Italie. En septembre, le groupe avait retiré ses prévisions financières pour 2025 en raison de changements significatifs des conditions de marché, avec un impact estimé sur le chiffre d'affaires d'environ 100 millions d'euros lié à des reports de projets vers 2026. La direction avait alors annoncé une réduction supplémentaire de 300 équivalents temps plein, s'ajoutant aux 750 suppressions de postes déjà programmées. L'analyse technique révèle un titre fragilisé qui évolue largement sous ses moyennes mobiles de référence. Le cours de 8,625 euros reste nettement inférieur à la moyenne mobile 50 jours établie à 9,00 euros et plus encore à la MM200 jours à 10,27 euros, signe d'une tendance baissière de fond. L'écart entre la MM50 et la MM200 s'est continuellement creusé ces dernières semaines, passant d'une différence de 0,61 euro à 1,25 euro, témoignant de l'accélération de la dégradation technique du dossier.Le RSI à 44 se situe en zone neutre, légèrement sous le seuil des 50, indiquant une absence de survente malgré la forte correction de l'année. Cette position suggère qu'un mouvement haussier plus soutenu nécessiterait un franchissement durable au-delà de la résistance à 9,31 euros. Le support identifié à 8,12 euros reste proche du cours actuel, témoignant de la fragilité de la structure technique. La volatilité sur un mois reste élevée à 8,32 %, reflétant les inquiétudes persistantes des investisseurs face aux perspectives incertaines du groupe. Le contexte opérationnel demeure difficile pour Fugro, avec une année 2025 qualifiée de difficile par la direction, particulièrement pour les activités de caractérisation de sites en phase précoce, le quatrième trimestre devant être significativement impacté par la détérioration continue du marché de l'éolien offshore et la gestion disciplinée des liquidités et des coûts par les sociétés énergétiques en réponse à des prix pétroliers plus bas. Les impacts les plus significatifs proviennent du marché pétrolier et gazier. Le groupe prévoit également d'optimiser sa flotte avec la mise en veille de plusieurs navires géophysiques pendant la saison hivernale, ces mesures additionnelles devant commencer à prendre effet fin 2025, leur impact complet étant attendu en 2026. Dans ce contexte, le rebond du jour pourrait s'apparenter davantage à un mouvement technique de court terme qu'à un retournement de tendance structurel, les fondamentaux du groupe restant soumis à de nombreuses incertitudes conjoncturelles.