L'action Hermès résiste malgré deux objectifs d'analystes abaissés, -15 % sur un mois
Le sellier parisien résiste à la tendance ce mercredi, progressant légèrement en séance alors que deux grandes banques ont revu leurs cibles à la baisse dans la matinée. Le titre reste néanmoins sous de fortes pressions de moyen terme, avec un recul de plus de 16 % sur le trimestre.
Morgan Stanley et JP Morgan abaissent leurs objectifs de cours en début de séance
Deux révisions d'avis d'analystes ont été publiées ce mercredi sur Hermès International. Morgan Stanley a ramené son objectif de 1 740 € à 1 500 €, tout en maintenant une opinion « pondération en ligne ». JP Morgan a de son côté ajusté sa cible de 1 800 € à 1 600 €, avec un avis « neutre ».
Ces deux cibles révisées restent pourtant nettement au-dessus du cours actuel de 1 356 €, ce qui représente des potentiels de hausse implicites respectifs d'environ 10,6 % et 17,9 %. Le mouvement de révision s'inscrit dans un contexte sectoriel difficile : les exportations horlogères suisses vers la Chine ont reculé de 18,5 % sur un an en août 2026, signal d'une demande asiatique de luxe restée fragile. Lors de la publication des résultats du premier semestre 2026, le 29 juillet, la société avait par ailleurs signalé un impact devises défavorable de plus de 360 M€ sur le chiffre d'affaires.
Un rebond technique fragile sous des moyennes mobiles très éloignées
Le titre gagne 0,26 % à 1 356 € en séance, après avoir clôturé à 1 352,50 € la veille. Ce léger sursaut intervient alors que la configuration technique reste dégradée : le cours évolue 3,25 % en dessous de la MM20 à 1 401,58 €, et plus de 10,5 % sous la MM50 à 1 516,30 €. L'écart à la MM200, fixée à 1 751,85 €, dépasse 22 %.
Le RSI à 35 se rapproche de la zone de survente sans y entrer franchement, ce qui traduit un épuisement progressif de la pression vendeuse sans signal de retournement net. Le support à 1 331,50 € constitue le prochain niveau à surveiller si la faiblesse devait reprendre, alors que la résistance à 1 598 € reste très distante. Sur un mois, le titre cède encore 15,14 %, une glissade qui porte le repli sur un an à 36 %.