Le titre du laboratoire biopharmaceutique clôture à 27,50 euros ce mercredi 10 décembre, poursuivant sa dynamique haussière amorcée en début de semaine. Cette progression intervient après deux annonces stratégiques majeures : la publication de résultats semestriels en forte croissance et le dépôt par Teva d'une demande d'autorisation auprès de la FDA pour l'Olanzapine LAI, un traitement injectable à action prolongée contre la schizophrénie. Le titre affiche des performances remarquables sur trois mois et un an, soutenues par l'avancée de son pipeline et l'amélioration de sa visibilité auprès des investisseurs institutionnels. À 27,50 euros à la clôture du mercredi 10 décembre 2025, l'action Medincell gagne 3,85 % par rapport à la veille (26,48 euros), avec des volumes représentant 0,82 % du capital échangé. Cette progression s'inscrit dans une tendance haussière plus large : +6,18 % sur une semaine, +47,85 % sur trois mois et +63,89 % sur un an. Le titre bénéficie de deux annonces déterminantes publiées la veille. D'une part, les résultats du premier semestre 2025-2026 affichent une progression de 50 % des produits d'exploitation à 14,1 millions d'euros, portée par un chiffre d'affaires de 11,6 millions d'euros en hausse de 35 %. D'autre part, Teva Pharmaceuticals, partenaire de Medincell, a déposé une demande d'autorisation de mise sur le marché (NDA) auprès de la FDA pour l'Olanzapine LAI destinée au traitement de la schizophrénie chez l'adulte. Cette étape réglementaire constitue un jalon décisif pour le portefeuille du groupe.Le dépôt repose sur les résultats de l'essai de phase 3 SOLARIS, incluant les données à 56 semaines démontrant l'efficacité, la sécurité et la tolérance du produit chez des participants âgés de 18 à 64 ans atteints de schizophrénie. Aucun cas de syndrome de délire ou de sédation post-injection (PDSS) n'a été observé jusqu'à la semaine 56, avantage concurrentiel majeur par rapport aux formulations existantes. Après la soumission d'une NDA, la FDA prend généralement environ deux mois pour déterminer l'acceptation de l'examen, puis huit mois supplémentaires pour une revue standard, positionnant une éventuelle approbation au quatrième trimestre 2026. Le directeur financier Stéphane Postic anticipe une accélération des revenus dans les années à venir grâce à l'Olanzapine LAI, tandis que Jefferies a relevé son objectif de cours de 22 à 50 euros en novembre dernier, reflétant le potentiel commercial de cette molécule. Des fondamentaux semestriels en amélioration malgré un résultat opérationnel négatif Le premier semestre de l'exercice 2025-2026 affiche des produits d'exploitation de 14,1 millions d'euros, en hausse de 50 %, et un chiffre d'affaires de 11,6 millions d'euros, en progression de 35 %. Toutefois, la société enregistre un résultat opérationnel négatif de 6,6 millions d'euros, malgré une amélioration de 13 % par rapport à l'année précédente. Les dépenses opérationnelles se sont élevées à 20,8 millions d'euros, en hausse de 22 %, incluant 13,3 millions d'euros de dépenses de recherche et développement. La trésorerie et les équivalents de trésorerie s'élèvent à 49,8 millions d'euros à la clôture du semestre, avec 3,7 millions d'euros en placements financiers à faible risque. Le flux de trésorerie net lié aux opérations d'investissement a été principalement influencé par la cession de 9,1 millions d'euros de placements.Medincell poursuit son développement stratégique avec le lancement attendu de l'Olanzapine LAI l'année prochaine, qui devrait constituer un levier de croissance majeur. La société continue également d'élargir son portefeuille avec des collaborations, notamment avec AbbVie pour un programme dont le dossier réglementaire est prévu pour 2026. De plus, Medincell a investi dans plusieurs projets de santé globale, soutenus par des financements tels que ceux de la Fondation Gates pour des programmes contre le paludisme et la tuberculose. L'entreprise souligne que la faiblesse du dollar par rapport à l'euro a eu un impact sur ses résultats financiers. Si cette situation perdure, la rentabilité opérationnelle pourrait être retardée au-delà de l'exercice 2026-2027. Des signaux techniques contrastés dans un corridor haussier structurel Sur le plan technique, le titre évolue désormais au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours (19,91 euros), confirmant un biais haussier structurel. L'indice de force relative (RSI) à 28 traduit une zone de survente, expliquant en partie le rebond observé ce mercredi et suggérant une marge de progression supplémentaire avant d'atteindre des niveaux de surachat. Cette configuration indique que le titre, bien qu'en tendance haussière sur le long terme, a connu une correction récente qui pourrait ouvrir la voie à une nouvelle phase d'appréciation. Le titre reste néanmoins sous la résistance de sa moyenne mobile à 50 jours (30,83 euros), niveau qu'il devra franchir pour valider une sortie durable de sa phase de consolidation entamée fin novembre.Avec un support identifié à 25,90 euros et une résistance plus haute à 38,46 euros, le titre dispose d'un corridor technique propice à une poursuite de l'appréciation, sous réserve de confirmations réglementaires et commerciales dans les prochains trimestres. Les volumes d'échanges de 0,82 % du capital demeurent modestes, traduisant l'absence de pression vendeuse mais également un consensus encore en construction. L'entrée de Medincell dans l'indice MSCI World Small Cap, effective depuis le 24 novembre 2025, devrait accroître la visibilité du titre auprès des investisseurs institutionnels et des fonds qui suivent les indices MSCI, renforçant potentiellement la liquidité à moyen terme.