L'action Renault décroche de 9 % sur un mois, parmi les pires du CAC 40
Le constructeur au losange poursuit son repli ce jeudi, alors que le titre s'enfonce nettement sous l'ensemble de ses moyennes mobiles et accumule près de 8 % de pertes sur la semaine. La séance s'inscrit dans un contexte de marché parisien orienté à la baisse, le CAC 40 cédant lui aussi du terrain.
Un repli qui prolonge la glissade hebdomadaire, loin sous les moyennes mobiles clés
Renault cède 2,18 % à 26,02 € en séance, dans un CAC 40 qui recule de 0,89 %. Le titre accumule un repli de près de 8 % sur la semaine et de 9,1 % sur le mois, signant l'une des trajectoires les plus défavorables parmi les valeurs du CAC 40. Le constructeur se retrouve désormais à environ 9 % en dessous de sa MM20 (28,58 €) et à 7,2 % sous sa MM50 (28,04 €), deux références qui exercent une pression technique notable sur la valeur.
La MM200 à 29,76 € reste encore plus distante, avec un écart de 12,6 %. Le RSI à 39 traduit une configuration de plus en plus vendeuse sans atteindre encore la zone de survente franche, ce qui laisse une marge de recul supplémentaire avant tout signal d'épuisement vendeur. Le support à 26,60 €, franchi à la baisse lors de la séance précédente, s'est transformé en résistance immédiate, tandis que la prochaine résistance significative se situe à 29,72 €.
Des positions baissières élevées et un contexte fondamental sous surveillance pour 2026
Les avis des analystes se concentrent sur une valorisation atypiquement basse : selon le consensus des analystes recensés, le titre se paie environ 4 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours, un multiple très faible qui reflète l'incertitude pesant sur le secteur automobile. Sept fonds cumulent 7,20 % du capital vendu à découvert, selon les déclarations consultées, en progression de 0,36 point sur trente jours (contre 6,84 % il y a un mois). Ce niveau constitue un signal de pression baissière institutionnelle persistante, même si son rythme de progression reste modéré. Ces positions traduisent une prudence d'ensemble sur la valeur, sans qu'il soit possible d'en inférer les motivations précises de chaque intervenant.
Sur le plan fondamental, lors de la publication des résultats du S1 2026 le 30 juillet 2026, Renault avait mis en avant une accélération de l'électrification (mix électrifié en Europe à 52 %, +8,2 points) et une croissance soutenue sur les marchés internationaux, tout en identifiant parmi ses risques l'impact de la crise au Moyen-Orient sur les coûts de matières premières et de logistique. Parallèlement, le Brent s'établit à 105,89 $ le baril en séance, en hausse de 2,73 %, dans un contexte de tensions énergétiques persistantes. La résistance immédiate à 29,72 € reste l'horizon technique à surveiller pour mesurer toute tentative de reprise.