L'action Société Générale bascule sous les 69,87 € et prolonge son repli
Société Générale cède du terrain ce mercredi, dans un CAC 40 lui aussi orienté à la baisse, terminant au milieu du classement de l'indice parisien. Le titre a franchi un seuil technique à la baisse en cours de séance, prolongeant un repli engagé depuis plusieurs semaines, alors que le secteur bancaire évolue dans un environnement de taux en mutation.
Un support enfoncé en séance qui prolonge la glissade trimestrielle
Société Générale cède 1,19 % à 69,79 € en séance, après avoir franchi à la baisse son support à 69,87 €, le titre se négocie désormais en dessous à 69,76 €. Ce franchissement s'inscrit dans un mouvement de repli plus large : le titre accuse déjà -3,54 % sur un mois et -9,21 % sur le trimestre, dans un CAC 40 qui recule de 0,56 % en séance. La configuration technique reste sous pression.
Le titre évolue en dessous de ses trois moyennes mobiles : la MM20 à 73,03 €, la MM50 à 76,60 € et la MM200 à 72,10 €, avec un écart de plus de 8,8 % sous la MM50. Le RSI à 40 reste en territoire neutre, sans signaler d'épuisement vendeur immédiat. À noter, une réduction de capital a pris effet le 23 septembre, dans le cadre du programme de rachat d'actions de 1,5 milliard d'euros annoncé en août, dont environ 84 % ont été exécutés au 25 septembre.
Des résultats records au premier semestre mais un contexte de taux qui pèse sur le secteur
Lors de la publication des comptes du premier semestre 2026 le 30 juillet, la banque avait affiché un résultat net part du groupe record à 3,5 milliards d'euros, en hausse de 13,9 % sur un an, avec un ROTE de 12,0 %. La cible de ROTE 2026 avait été rehaussée à environ 11 %, et la banque avait annoncé un acompte sur dividende en hausse de 23 % ainsi qu'un rachat d'actions exceptionnel. Ces éléments contrastent avec quelques signaux plus prudents : les revenus de la Banque de Grande Clientèle avaient reculé de 1,3 % sur le semestre, et le coût du risque progressait de 6,6 % à 745 millions d'euros.
Sur le plan macro, Société Générale est historiquement sensible aux taux des crédits immobiliers en zone euro et en France, un contexte qui reste pesant alors que l'Euribor 3 mois s'inscrit à 2,51 % et que le taux effectif moyen sur les crédits immobiliers fixes longs ressort à 3,97 %. Selon le consensus des analystes recensés, l'action se traite à environ 8,8 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours, avec une croissance du BPA anticipée à +14,4 % d'un exercice à l'autre. Le prochain rendez-vous pour le titre est le détachement du dividende prévu le 5 octobre.