Le titre Thales affiche une progression de 4,92 % à mi-journée ce mardi 7 janvier, s'établissant à 260,10 euros contre 247,90 euros à la clôture de la veille. Cette forte hausse intervient dans des volumes d'échanges limités représentant 0,05 % du capital, témoignant d'une liquidité encore modérée en ce début d'année. Le rebond s'inscrit dans une dynamique hebdomadaire remarquable de 13,23 % et porte la performance annuelle à 88,82 %, confirmant le statut de valeur défensive prisée du groupe dans un contexte géopolitique tendu. Bernstein a relevé lundi sa recommandation sur Thales de performance de marché à surperformance, tout en augmentant l'objectif de cours de 259 à 275 euros. Cette révision à la hausse reflète les perspectives positives concernant les divisions Défense et Aérospatiale de Thales, qui devraient bénéficier de tendances sous-jacentes solides en 2026 et au-delà. L'évolutivité de l'activité électronique de Thales et la forte demande pour les programmes clés, notamment le Rafale, sont citées comme moteurs de croissance essentiels, la montée en puissance des programmes existants vers des taux de production plus élevés devant soutenir l'expansion des marges grâce à l'effet de levier opérationnel.Les actions de défense européennes ont débuté 2026 en hausse d'environ 10 % après avoir progressé d'environ 75 % en moyenne en 2025. Ce relèvement intervient dans un contexte où Bernstein a procédé à un arbitrage sectoriel, dégradant simultanément BAE Systems et Dassault Aviation. L'objectif de cours à 275 euros offre désormais un potentiel d'appréciation théorique de 5,8 % par rapport au cours de mi-journée. Une configuration technique favorable avec un RSI en zone de surachat Sur le plan technique, le titre franchit désormais sa moyenne mobile à 50 jours établie à 234,72 euros et dépasse également sa moyenne mobile à 200 jours positionnée à 243,89 euros, un signal haussier après plusieurs semaines de consolidation. Le RSI atteint 75, pénétrant la zone de surachat située au-delà de 70, ce qui traduit un fort engouement des acheteurs tout en suggérant une possible phase de respiration à court terme. L'indicateur MACD affiche une configuration particulièrement constructive avec un histogramme positif à 2,23, nettement supérieur à la ligne de signal établie à 0,13, confirmant l'inversion du momentum baissier observé en fin d'année 2025.Le cours évolue désormais au-dessus du seuil de résistance franchi à 247,90 euros, ouvrant la voie à une poursuite du mouvement haussier vers la zone des 275 euros visée par Bernstein. La volatilité sur un mois s'établit à 6,81, un niveau légèrement élevé qui reflète les fluctuations récentes du titre. Malgré un repli de 0,84 % sur les trois derniers mois, lié aux incertitudes géopolitiques de fin d'année, Thales conserve une trajectoire ascendante avec une performance annuelle exceptionnelle de 88,82 %. Des fondamentaux solides confortés par un carnet de commandes record Le groupe affiche une dynamique commerciale robuste avec un chiffre d'affaires de 15,256 milliards d'euros sur les neuf premiers mois de 2025, en hausse organique de 8,4 % par rapport à l'année précédente. Les objectifs annuels confirmés en octobre visent une croissance organique comprise entre 6 et 7 % et une marge d'EBIT ajusté entre 12,2 et 12,4 %. Le carnet de commandes reste particulièrement bien orienté, soutenu par plusieurs contrats majeurs récents dans la défense et l'aérospatial, secteurs qui bénéficient de la hausse des budgets militaires européens.Morgan Stanley maintient de son côté sa recommandation à pondération en ligne avec un objectif de cours fixé à 260 euros depuis novembre 2025. Thales a par ailleurs annoncé mardi avoir sécurisé la nouvelle puce de sécurité post-quantique de Samsung Electronics, qui a reçu la distinction "Meilleure Innovation Cyber" au Consumer Electronics Show de Las Vegas, intégrant le système d'exploitation sécurisé et les technologies de cryptographie résistantes au quantique de Thales. Les progrès vers un cessez-le-feu en Ukraine restent un facteur à court terme pour le secteur, mais les besoins de réarmement de l'Europe demeurent inchangés.