L'action Thales progresse à 266,70 euros malgré une recommandation prudente de Barclays
Thales progresse de 1,95 % à 266,70 euros ce lundi après le relèvement par Barclays de son objectif de cours de 250 à 260 euros, malgré le maintien d'une recommandation à souspondérer. Le RSI atteint 73, signalant une zone de surachat après une hausse annuelle de 79,6 %.
Thales gagne près de 2 % après le relèvement de Barclays
Le titre Thales s'affiche à 266,70 euros à mi-séance ce lundi 19 janvier, en hausse de 1,95 % par rapport à la veille où il clôturait à 261,60 euros. Cette progression intervient après l'annonce ce matin par Barclays d'un relèvement de son objectif de cours de 250 à 260 euros, tout en maintenant sa recommandation à souspondérer. Cette hausse s'inscrit dans un contexte de performances remarquables sur un an, avec une envolée de 79,6 % qui classe Thales parmi les valeurs défensives les plus recherchées du CAC 40. Sur trois mois, le titre affiche également une progression solide de 8,68 %, confirmant la dynamique positive de l'action.
Sur le plan technique, le RSI atteint 73, signalant une zone de surachat qui pourrait entraîner une consolidation à court terme. Cet indicateur suggère que le titre a connu une progression rapide et pourrait marquer une pause. Par ailleurs, le cours évolue largement au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours établie à 237,14 euros, confirmant une tendance haussière bien installée. Le titre teste désormais sa résistance majeure à 270,20 euros, niveau clé dont le franchissement ouvrirait la voie à de nouveaux plus hauts.
Recommandations divergentes et tensions sur les budgets de défense
Les avis des analystes restent contrastés sur Thales. Si Barclays a relevé son objectif de cours à 260 euros ce lundi, Deutsche Bank a récemment dégradé sa recommandation le 13 janvier, la ramenant d'acheter à conserver avec un objectif abaissé de 285 à 280 euros. La banque allemande invoque les incertitudes persistantes sur le budget de défense français, sachant que 20 % des ventes du groupe dépendent des dépenses militaires nationales. Cette prudence contraste avec la position d'UBS, qui affiche un objectif nettement plus ambitieux à 380 euros avec une recommandation d'achat depuis le 9 janvier, ou encore celle de Bernstein qui vise 275 euros après avoir relevé sa position à surperformance début janvier.
Le groupe a confirmé mi-janvier ses objectifs annuels 2025 lors de sa conférence de pré-clôture du quatrième trimestre, anticipant une croissance organique des ventes entre 6 et 7 % et une marge d'EBIT ajusté comprise entre 12,2 et 12,4 %. Ces guidances ont été bien accueillies par le marché, rassurant les investisseurs sur la capacité de Thales à maintenir sa trajectoire de rentabilité malgré un environnement incertain. Le carnet de commandes du groupe reste particulièrement bien orienté, soutenu par la dynamique commerciale dans la défense et l'aérospatial, deux secteurs portés par la hausse des budgets militaires européens.