L'action Thales recule de 0,65 % à la clôture dans un contexte de consolidation technique
Le titre de l'équipementier français de défense et d'aérospatial Thales a terminé la séance du mardi 23 décembre 2025 en baisse de 0,65 % à 229 euros, contre 230,50 euros la veille. Cette légère contraction intervient dans des volumes d'échanges particulièrement réduits avec seulement 0,05 % du capital traité, témoignant d'une activité peu animée en cette fin d'année. Sur la semaine écoulée, le repli reste limité à 0,99 %, tandis que la correction trimestrielle s'établit à 8,69 %, effaçant partiellement les gains spectaculaires accumulés depuis le début de l'année. La performance annuelle demeure toutefois exceptionnelle avec un gain de 66,61 %, plaçant Thales parmi les meilleures progressions du CAC 40 sur l'exercice 2025.
Une correction trimestrielle dans un marché peu animé malgré une année record
Le titre Thales affiche une baisse modérée de 1,50 euro à 229 euros en clôture du 23 décembre, poursuivant sa phase de consolidation entamée depuis l'automne. La part de capital échangée demeure particulièrement faible à 0,05 %, illustrant l'absence d'animation sur la valeur en cette période de fin d'année traditionnellement peu active. Sur la semaine, le repli de 0,99 % reste contenu, mais le recul trimestriel de 8,69 % traduit une correction plus marquée après avoir atteint des niveaux historiquement élevés au cours de l'été. Malgré cette respiration technique, la performance annuelle reste remarquable avec un gain de 66,61 %, confirmant la qualité fondamentale du dossier dans un contexte de réarmement européen.
Le secteur de la défense européenne a connu plusieurs séances de volatilité en décembre, notamment le 16 décembre lorsque Thales figurait parmi les plus fortes baisses du CAC 40 dans un contexte d'avancées dans les pourparlers sur le conflit en Ukraine. Les discussions de paix menées par les émissaires américains avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ainsi que les efforts diplomatiques européens pour participer aux négociations, ont créé une incertitude sur l'évolution future des budgets militaires.
Des signaux techniques mixtes entre consolidation et possibilité de rebond
Sur le plan technique, le titre évolue désormais en dessous de ses principales moyennes mobiles, confirmant une perte de momentum haussier depuis plusieurs semaines. La moyenne mobile à 50 jours s'établit à 237,99 euros, soit environ 3,9 % au-dessus du cours actuel, tandis que la moyenne mobile à 200 jours ressort à 244,41 euros, marquant un écart de 6,7 %. Cette configuration illustre que Thales a progressivement cédé du terrain depuis l'automne, après avoir atteint des sommets au cours de l'été. Le titre se situe actuellement au-dessus du support majeur à 219,50 euros, offrant une marge de sécurité d'environ 4,3 %, tandis que la résistance à 243,70 euros constitue un obstacle à franchir pour valider une reprise structurelle.
L'indice de force relative affiche une lecture de 65, un niveau qui suggère un titre encore bien orienté mais qui s'approche de la zone de surachat située autour de 70. Cette position témoigne d'un maintien relatif de la dynamique malgré la correction trimestrielle. Le MACD présente quant à lui un histogramme positif à 1,04, signalant un possible début de stabilisation technique, la ligne MACD s'établissant à moins 1,43 et la ligne de signal à moins 2,47. Ce signal technique mixte indique que le titre pourrait amorcer un rebond si le contexte sectoriel s'améliore, même si aucun signal haussier fort n'est encore pleinement validé à ce stade de la consolidation.
Des fondamentaux solides avec un objectif de cours offrant un potentiel de revalorisation
Le groupe a confirmé lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre le 23 octobre ses objectifs annuels, visant un chiffre d'affaires compris entre 21,8 et 22 milliards d'euros avec une croissance organique de 6 à 7 %, ainsi qu'une marge d'EBIT ajusté attendue entre 12,2 et 12,4 %. Sur les neuf premiers mois de 2025, le chiffre d'affaires a atteint 15,256 milliards d'euros en progression de 8,4 % en données publiées, porté par la forte dynamique commerciale dans la défense et l'aérospatial. Le carnet de commandes demeure à un niveau record avec un ratio book to bill supérieur à 1, garantissant une bonne visibilité sur l'activité future et témoignant de la solidité de la demande pour les équipements de défense du groupe.
La recommandation de Morgan Stanley établie le 12 novembre fixe un objectif de cours à 260 euros avec une opinion de pondération en ligne, soit un potentiel de revalorisation d'environ 13,5 % par rapport au niveau de clôture du 23 décembre. Les opportunités de croissance restent soutenues par plusieurs facteurs structurels : la demande européenne en équipements de défense renforcée par les tensions géopolitiques, le développement des activités digitales incluant les services de paiement et la connectivité mobile, ainsi que la montée en puissance des contrats en Asie avec notamment la première commande majeure attribuée le 15 décembre à SFO Technologies pour la production de structures câblées du radar RBE2 AESA destiné aux Rafale indiens. Toutefois, les hypothèses de guidances du groupe intègrent une stabilité macroéconomique et géopolitique ainsi que des niveaux de tarifs douaniers maîtrisés, deux variables qui constituent des facteurs de risque à surveiller dans un contexte international incertain.