Le titre de l'équipementier français de défense et d'aérospatial Thales a terminé la séance du mardi 16 décembre 2025 en baisse de 2,16 % à 226,30 euros, contre 231,30 euros la veille. Ce repli intervient dans un contexte de faiblesse généralisée du secteur européen de la défense, alors même que le groupe venait d'annoncer la veille une première commande majeure pour les radars des Rafale destinés à l'Inde. Les volumes échangés sont restés limités avec seulement 0,05 % du capital traité, témoignant d'une activité peu animée. Sur la semaine, le titre affiche une légère contraction de 0,31 % et subit une correction plus marquée de 13,69 % sur trois mois, effaçant une partie des gains spectaculaires réalisés depuis le début de l'année avec une performance annuelle qui demeure exceptionnelle à 63,99 %. Thales figurait parmi les plus fortes baisses du CAC 40 à la mi-séance du mardi 16 décembre 2025, évoluant dans un environnement difficile pour l'ensemble des valeurs de défense européennes. Le secteur de la défense reculait à la mi-journée, avec Thales, Dassault Aviation et Exosens perdant entre 0,4 % et 2 %, alors que l'Ukraine et les États-Unis devaient tenir une deuxième journée de pourparlers. Cette correction technique survient après plusieurs mois de gains substantiels qui avaient porté la valeur à des niveaux historiquement élevés. Le repli trimestriel de 13,69 % illustre une phase de consolidation logique après une hausse de 63,99 % sur douze mois, plaçant Thales parmi les meilleures progressions du CAC 40. L'annonce la veille d'un contrat industriel majeur attribué à SFO Technologies pour la production de structures câblées du radar RBE2 AESA destiné aux Rafale indiens n'a pas suffi à soutenir le titre, dans un marché orienté par des considérations macroéconomiques et géopolitiques. Des indicateurs techniques qui traduisent une phase de stabilisation Sur le plan technique, le titre évolue désormais en dessous de ses principales moyennes mobiles, signe d'une perte de momentum haussier. La moyenne mobile à 50 jours s'établit à 241,06 euros, soit environ 6,5 % au-dessus du cours actuel, tandis que la moyenne mobile à 200 jours ressort à 244,72 euros. Cette configuration illustre que Thales a progressivement cédé du terrain depuis l'automne, après avoir atteint des sommets en fin d'été. Le titre se situe actuellement au-dessus du support majeur à 219,50 euros, offrant une marge de sécurité d'environ 3 %, tandis que la résistance à 247 euros constitue un obstacle à franchir pour valider une reprise structurelle.L'indice de force relative affiche une lecture de 58, un niveau médian qui suggère l'absence de survente ou de surachat marqué. Cette position neutre traduit une hésitation des intervenants après plusieurs semaines de correction. Le MACD présente quant à lui un histogramme positif à 1,49, signalant un possible début de stabilisation technique, même si la ligne MACD reste négative à moins 2,87. Ce signal mixte indique que le titre pourrait amorcer un rebond technique si le contexte sectoriel s'améliore, mais qu'aucun signal haussier fort n'est encore validé à ce stade. Des fondamentaux solides malgré la correction technique Le groupe a confirmé lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre le 23 octobre ses objectifs annuels, visant un chiffre d'affaires compris entre 21,8 et 22 milliards d'euros avec une croissance organique de 6 à 7 %, ainsi qu'une marge d'EBIT ajusté attendue entre 12,2 et 12,4 %. Sur les neuf premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires a atteint 15,256 milliards d'euros en progression de 8,4 %, porté par la forte dynamique commerciale dans la défense et l'aérospatial. 1 confirmé par la source." style="background-color:#b3ffb3;border-bottom:1px dotted #009900;cursor:help;">Le carnet de commandes demeure à un niveau record avec un ratio book to bill supérieur à 1, garantissant une bonne visibilité sur l'activité future.La recommandation de Morgan Stanley établie le 12 novembre fixe un objectif de cours à 260 euros avec une opinion de pondération en ligne, soit un potentiel de revalorisation d'environ 15 % par rapport au niveau actuel. Les opportunités de croissance restent soutenues par la demande européenne en équipements de défense, le développement des activités digitales et la montée en puissance des contrats en Asie. Toutefois, les hypothèses de guidances du groupe intègrent une stabilité macroéconomique et géopolitique ainsi que des niveaux de tarifs douaniers maîtrisés, deux variables qui constituent des facteurs de risque à surveiller dans les prochains trimestres.