L'action Viridien gagne 134 % en un an, portée par un baril de Brent à 111 dollars
Le titre Viridien s'affiche à 132,00 € ce mardi en séance, en hausse de 2,01 % par rapport à la clôture de la veille à 129,40 €. Le spécialiste des technologies géoscientifiques pour l'industrie pétrolière et gazière profite d'un environnement favorable sur le marché de l'énergie, dans un contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient.
Le Brent au-dessus de 111 dollars, un catalyseur direct pour Viridien
Le cours du baril de Brent dépasse les 111 dollars ce mardi matin, porté par l'escalade diplomatique entre Washington et Téhéran. Les États-Unis ont adressé un nouvel ultimatum à l'Iran, exigeant un accord de cessez-le-feu avant mercredi à 2 heures du matin, heure française. Téhéran, qui a déjà repoussé plusieurs échéances fixées par la Maison-Blanche, ne semble pas disposé à céder, alimentant la pression sur les cours du brut. Ce contexte profite directement à Viridien, dont l'activité d'exploration géophysique est étroitement corrélée aux investissements des compagnies pétrolières. Des prix du brut élevés incitent généralement les producteurs à accroître leurs dépenses d'exploration, ce qui bénéficie aux fournisseurs de technologies sismiques. L'action affiche d'ailleurs une performance remarquable sur un an, avec un gain de 134 %, et progresse de 16,71 % sur trois mois.
Sur la place parisienne, le CAC 40 évolue en séance en hausse de 1,33 % à 8 068,20 points, offrant un cadre globalement porteur. Le SBF 120 suit la même dynamique avec une progression identique à 6 113,06 points. Parmi les valeurs technologiques comparables, Capgemini gagne 2,24 % et Dassault Systèmes avance de 0,85 %.
Une configuration technique neutre avant les résultats du premier trimestre
D'un point de vue technique, le titre Viridien évolue dans une zone d'équilibre. Le cours de 132,00 € se situe au-dessus de la moyenne mobile à 50 jours (124,80 €), ce qui traduit une tendance haussière à moyen terme. L'écart avec la moyenne mobile à 200 jours, positionnée à 89,10 €, illustre la vigueur du mouvement engagé depuis un an. Toutefois, le RSI à 52 témoigne d'une dynamique sans excès, ni en zone de surachat ni de survente, ce qui laisse le titre dans une configuration attentiste.
Le prochain rendez-vous majeur est fixé au 5 mai avec la publication des résultats du premier trimestre 2026, suivie de l'assemblée générale prévue le 3 juin. Ces échéances seront déterminantes pour évaluer si la conjoncture favorable sur le marché du pétrole se traduit concrètement dans le carnet de commandes et les revenus du groupe. La résistance la plus proche se situe à 137,40 €, soit environ 4 % au-dessus du cours actuel.