L'action Viridien progresse de 2,76 % à la clôture portée par un contrat en Angola
Le titre du spécialiste de la géophysique Viridien a clôturé en hausse de 2,76 % à 94,80 euros ce vendredi 12 décembre, après avoir ouvert à 92,45 euros. La séance s'est inscrite dans un volume modéré, avec 0,45 % du capital échangé. Ce rebond intervient alors que le groupe a annoncé mardi un nouveau projet de retraitement sismique en Angola. Sur l'année, l'action affiche une progression spectaculaire de 109,3 %, largement portée par l'amélioration progressive de sa situation financière.
Un rebond en séance soutenu par un projet stratégique en Angola
Le titre a ouvert à 92,45 euros avant de grimper jusqu'à un plus haut de 93,50 euros en séance, terminant finalement à 94,80 euros, en progression de 2,76 % par rapport à la veille (92,25 euros). Sur la semaine écoulée, l'action enregistre une hausse de 4,98 %, tandis que sur trois mois la performance atteint 60 %. Le 10 décembre, Viridien a annoncé un nouveau projet de retraitement de données sismiques multi-clients du bloc 22 au large de l'Angola, un contrat visant à soutenir le prochain cycle d'octroi de licences pétrolières dans cette région prometteuse. Ce jeu de données de 4 300 km² apportera des informations précieuses sur les structures encore peu explorées, avec les premiers résultats livrés au premier trimestre 2026. Ce type de contrat renforce la présence de Viridien dans le secteur parapétrolier africain et témoigne de la confiance des opérateurs dans ses technologies propriétaires d'imagerie avancée.Le groupe parapétrolier poursuit sa stratégie de redressement financier après avoir confirmé en novembre dernier son objectif de génération de trésorerie pour 2025 à environ 100 millions de dollars. Au troisième trimestre, Viridien avait publié un chiffre d'affaires de 266 millions de dollars et un Ebitda de 120 millions de dollars, illustrant une dynamique opérationnelle favorable. Cette amélioration des fondamentaux explique en grande partie la performance boursière exceptionnelle du titre sur douze mois, qui surperforme très largement l'ensemble du marché parisien.
Une configuration technique prudente malgré le rebond récent
D'un point de vue technique, le titre navigue actuellement entre un support à 85,20 euros et une résistance majeure à 121,20 euros. La moyenne mobile à 50 jours s'établit à 90,15 euros, désormais franchie par le cours actuel, tandis que la moyenne mobile à 200 jours se situe à 66,24 euros, confirmant une tendance de fond haussière sur le long terme. Le RSI à 38 indique toutefois que le titre évolue dans une zone de neutralité, après avoir été en zone de survente ces derniers jours. Cet indicateur suggère qu'il reste une marge avant que le titre ne soit considéré comme suracheté.Le MACD présente une configuration négative à court terme, avec une ligne MACD à -1,83 inférieure à la ligne de signal à -0,87, et un histogramme à -0,96 témoignant d'une divergence baissière récente. Cette lecture technique invite à la prudence, même si le rebond du jour marque une possible inflexion. Le titre affiche par ailleurs une volatilité mensuelle de 13,53 % et un beta très faible à -0,15, traduisant une faible corrélation avec les mouvements du marché parisien. L'ATR à 2,43 euros reflète l'amplitude moyenne des variations quotidiennes, tandis que le CMF négatif à -0,13 et l'OBV en territoire négatif à -2 788 869 signalent une pression vendeuse persistante malgré la progression globale du titre depuis le début de l'année.
Un repositionnement stratégique et une gouvernance renforcée
Au-delà des mouvements boursiers, Viridien poursuit sa transformation entamée depuis son changement de nom en 2022, actant un repositionnement vers les technologies terrestres, le digital et la transition énergétique. Le groupe emploie environ 3 200 personnes dans le monde et consolide sa position de leader mondial en données de la Terre et en technologies de pointe. En novembre dernier, la gouvernance a également évolué avec la dissociation des fonctions de présidente et de directrice générale, Sophie Zurquiyah conservant la présidence non exécutive du conseil. Cette réorganisation vise à renforcer la stabilité décisionnaire dans un contexte de marché pétrolier volatil.Sur le plan financier, le groupe a bénéficié en mars dernier d'un important refinancement d'1,1 milliard d'euros, prolongeant ses échéances jusqu'en 2030. Cette opération lui offre une marge de manœuvre pour réduire progressivement son endettement tout en poursuivant ses investissements. Le groupe dispose par ailleurs d'une trésorerie de 226,6 millions de dollars et affiche une croissance du chiffre d'affaires de 22 % en glissement annuel au troisième trimestre. Ces éléments confortent les perspectives de génération de flux de trésorerie à moyen terme, élément clé pour les investisseurs surveillant de près l'évolution de la dette.