L'action Viridien s'envole de 6,55 % et domine le SBF 120 grâce à la flambée du pétrole
Viridien signe ce jeudi la plus forte progression du SBF 120, avec un bond de 6,55 % à 131,80 euros en séance. Le spécialiste des technologies géophysiques pour l'exploration pétrolière et gazière profite d'un contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient, alors que le CAC 40 recule de 1,25 % au même moment.
L'escalade au Moyen-Orient et la remontée du Brent comme catalyseurs
Le titre Viridien bénéficie directement de la remontée spectaculaire des cours du brut. Le Brent est remonté aux alentours de 108 dollars le baril ce jeudi matin, soit un rebond de plus de 6 % en vingt-quatre heures, après que les espoirs de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran se sont effondrés. L'Iran a démenti avoir formulé une demande de trêve, tandis que les États-Unis ont annoncé la poursuite des frappes pour plusieurs semaines encore. L'intensification des hostilités dans la région fait craindre des perturbations prolongées de l'offre d'hydrocarbures, un scénario qui soutient mécaniquement la demande en services d'exploration et d'imagerie sismique, cœur de métier de Viridien.
Sur un an, le titre affiche désormais une progression de 83,41 %, tandis que sa performance sur trois mois atteint 33,94 %. Ce parcours tranche avec la tonalité générale du marché parisien : le SBF 120 cède 1,26 % en séance ce jeudi. D'autres valeurs technologiques cotées à Paris, comme Dassault Systèmes (-0,63 %) ou Capgemini (-1,08 %), évoluent en territoire négatif, confirmant le caractère sectoriel du mouvement haussier de Viridien.
Une configuration technique renforcée à l'approche des résultats trimestriels
Avec cette accélération, le cours de Viridien repasse nettement au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours, située à 124,58 euros, après l'avoir frôlée ces dernières séances. L'écart avec la moyenne mobile à 200 jours (88,76 euros) reste très significatif, signe d'une tendance de fond haussière sur le moyen terme. Le RSI, à 46 avant la séance du jour, se situait en zone neutre, laissant une marge de progression technique avant d'atteindre des niveaux de surachat. La résistance la plus proche se situe à 137,40 euros : un franchissement de ce seuil dans les prochaines séances constituerait un signal supplémentaire de poursuite du mouvement.
Le prochain rendez-vous majeur pour la société est fixé au 5 mai, date de publication des résultats du premier trimestre 2026, suivi de l'assemblée générale le 3 juin. Ces échéances pourraient alimenter la volatilité du titre, déjà élevée à 18,15 % sur un mois. Le contexte reste marqué par un VIX encore en zone de tension élevée, à 25,25 points à la clôture du 31 mars, reflétant la nervosité ambiante sur les marchés mondiaux dans un environnement géopolitique instable.