L'action Vivendi rebondit de 2,31 % après un plongeon de 40 % en un an
Le titre Vivendi SE progresse de 2,31 % ce lundi en séance, à 1,729 euro, après avoir clôturé vendredi à 1,69 euro. Ce rebond technique intervient alors que l'action affiche un recul de près de 40 % sur un an et évolue très nettement sous l'ensemble de ses moyennes mobiles. Le CAC 40 avance de son côté de 0,16 % en séance.
Un sursaut technique dans un contexte de survente prononcée
Le rebond de Vivendi SE ce lundi s'inscrit dans un mouvement de rattrapage après un repli marqué. Le titre avait touché vendredi son seuil de support situé à 1,68 euro, un niveau qui a servi de point d'appui pour cette reprise. L'indicateur RSI, qui mesure la dynamique de prix sur 14 jours, se situe à 22, soit un niveau de survente très avancé, ce qui signale un écart important par rapport à la trajectoire récente du cours.
Toutefois, la structure technique reste dégradée. Le cours s'échange bien en dessous de sa moyenne mobile à 50 jours (2,13 euros) et plus encore de celle à 200 jours (2,70 euros), ce qui confirme une tendance baissière installée. La résistance majeure se situe à 2,22 euros, soit un écart de près de 28 % par rapport au cours actuel. Sur trois mois, le repli atteint 26,36 %, illustrant la pression vendeuse qui pèse sur le titre depuis le début de l'année.
Publication du chiffre d'affaires trimestriel attendue le 21 avril
Le prochain rendez-vous pour les actionnaires de Vivendi SE est fixé au 21 avril avec la publication du chiffre d'affaires du premier trimestre 2026. Cette échéance constituera un test important pour évaluer la trajectoire opérationnelle du groupe après les restructurations menées ces derniers trimestres.
Parmi les valeurs comparables du secteur, UMG affiche une hausse de 4,21 % ce lundi, tandis que Publicis Groupe progresse de 0,50 %. La surperformance d'UMG, dont Vivendi a cédé une part significative, traduit une dynamique plus favorable sur le segment de la musique enregistrée. Le titre Vivendi, de son côté, demeure pénalisé par une valorisation en fort retrait par rapport à ses niveaux historiques, avec une perte de 39,27 % sur douze mois glissants. La volatilité mensuelle, mesurée à 9,25, reste contenue malgré l'ampleur de la correction, ce qui reflète une érosion progressive du cours plutôt qu'un décrochage brutal.