L'action Vivendi recule de 3% à mi-journée dans un contexte technique dégradé
À la mi-séance de ce lundi 1er décembre 2025, l'action Vivendi SE accuse un repli de 2,98% à 2,44 euros, contre une clôture à 2,52 euros la veille. Le titre poursuit sa décrue dans un marché parisien lui-même en baisse de 0,74%, avec des volumes d'échanges restant limités à 0,09% du capital. Cette nouvelle baisse s'inscrit dans un mouvement plus large de dégradation technique amorcé depuis plusieurs semaines.
Depuis l'ouverture ce lundi, Vivendi SE évolue à 2,44 euros, marquant un recul de près de 3% par rapport à la clôture de vendredi dernier. La séance se déroule dans des volumes modestes, traduisant une certaine prudence des investisseurs. Le titre affiche désormais un repli hebdomadaire de 3,9% et une chute de 20,12% sur les trois derniers mois, très nettement sous-performant le CAC 40 qui progresse de 11,44% sur un an. L'action conserve néanmoins un gain annuel de 26,71%, largement porté par la dynamique de la première partie d'année avant la scission du groupe intervenue mi-décembre 2024. Le cours actuel ramène le titre sur son seuil de support à 2,44 euros, niveau technique déterminant pour la suite.
Le contexte récent reste marqué par la forte volatilité de fin novembre. Le 28 novembre, la Cour de cassation a annulé une décision qui aurait contraint le groupe Bolloré, actionnaire à hauteur de près de 30%, à lancer une offre publique de retrait. Cette issue judiciaire a éloigné la perspective d'une prime substantielle pour les actionnaires minoritaires, ce qui avait initialement provoqué une chute de plus de 13% le 19 novembre. Le titre avait ensuite limité la casse, clôturant à l'équilibre le 28 novembre après plusieurs séances heurtées. Le dossier judiciaire demeure ouvert, la cour d'appel de Paris devant réexaminer l'affaire.
Sur le plan technique, les indicateurs confirment une orientation baissière à court terme. Le RSI s'établit à 20, un niveau de survente qui indique théoriquement un excès de pessimisme et pourrait laisser entrevoir un rebond technique. Toutefois, ce seuil très bas témoigne aussi d'une pression vendeuse marquée et d'une absence de soutien acheteur. Le cours évolue largement sous sa moyenne mobile à 50 jours, positionnée à 2,93 euros, soit environ 20% au-dessus du niveau actuel. Cet écart illustre la dégradation de la tendance de fond depuis plusieurs semaines.
Le MACD, dont la ligne directionnelle affiche -0,14 contre -0,11 pour la ligne de signal, demeure en territoire négatif avec un histogramme à -0,04. Cette configuration indique que la dynamique baissière reste en place, sans signal de retournement immédiat. La distance avec les bandes de Bollinger, dont la borne inférieure se situe à 2,31 euros, suggère que le titre dispose encore d'une marge de décrochage potentiel avant d'atteindre un niveau d'extrême. Les prochaines séances seront déterminantes pour confirmer ou non la tenue du support actuel à 2,44 euros.
Le groupe, qui détient désormais principalement Gameloft et des participations dans Universal Music Group, Banijay, ou encore Telecom Italia, évolue désormais sous une structure de holding d'actifs après avoir cédé Canal+, Havas et Louis Hachette Group lors de la scission de décembre 2024. Le Chiffre de Momentum sur Flux (CMF) affiche -0,13, confirmant une sortie nette de capitaux. L'indicateur On-Balance Volume, à -21,5 millions, souligne la faiblesse des volumes cumulés acheteurs depuis plusieurs semaines, renforçant l'hypothèse d'un désintérêt progressif des investisseurs pour ce nouveau Vivendi post-scission. Les investisseurs surveilleront de près l'évolution du dossier judiciaire et la capacité du management à redéfinir une stratégie claire pour cette entité recentrée.