L'AMF impose une offre publique à Bolloré sur Vivendi
Contexte de la décision de l'AMF
Selon l'AMF, la décision intervient après un conflit juridique de plusieurs mois, causé par le désaccord du fonds activiste parisien CIAM sur les modalités de la scission de Vivendi, réalisée en décembre 2024. La scission a été approuvée par une majorité écrasante de plus de 97% des actionnaires du groupe, mais a rencontré une opposition notable de la part de certains actionnaires minoritaires, dont CIAM. Ce dernier arguant que les modalités de la scission ne respectaient pas les régulations protégeant ces actionnaires, et que cette scission ne générerait aucune valeur pour eux. En avril, la Cour d'appel de Paris avait déjugé l'AMF, affirmant que Vincent Bolloré contrôlait Vivendi, et ordonné un réexamen de la scission. Vivendi avait annoncé par la suite son intention de contester cet arrêt en cassation.
Réactions à la décision
Contactés par Reuters, Vivendi et Bolloré se sont abstenus de tout commentaire sur la décision de l'AMF. De son côté, CIAM, représenté par l'avocat Julien Visconti, a fait savoir qu'il étudie la décision et envisage les options possibles. Cependant, il a également noté certains inconvénients liés à cette décision, notamment le fait qu'elle ne compense pas la perte de chance pour les actionnaires qui ne détiennent plus d'actions Vivendi, ni les préjudices subis par les trois autres entités issues de l'ancienne Vivendi : Canal+, Havas et Louis Hachette. L'AMF a précisé ne pas avoir la compétence pour ordonner une offre publique de retrait pour ces trois sociétés.