Laurent-Perrier : un chiffre d'affaires Champagne de 294,8 M€ et des parts de marché gagnées
Laurent-Perrier affiche un chiffre d’affaires Champagne de 294,8 M€ sur l’exercice 2025-2026, en hausse de 4,2 % par rapport à l’année précédente. Ce résultat intervient dans un contexte où le marché global du champagne recule de 1,6 % en volume. Le groupe a augmenté ses ventes en volume de 3,8 %, traduisant une stratégie offensive de capture de parts de marché. Cependant, cette progression s'accompagne d'une baisse de la marge opérationnelle, qui passe de 26,3 % à 25,8 %, reflétant des investissements soutenus dans le développement de ses marques et la valorisation commerciale.
Croissance défensive dans un marché en contraction
Le chiffre d'affaires du groupe s'établit à 303,8 M€ en 2025-2026, en hausse de 3,18 % par rapport aux 294,4 M€ de l'exercice précédent. Les ventes de champagne ressortent à 294,8 M€ (+4,2 %), portées à la fois par une augmentation de volume de 3,8 % et par un effet prix et mix de 1,4 %, partiellement annulé par un impact de change négatif de 1,0 %.
Ce résultat doit s'apprécier au regard de la dynamique du marché : le champagne mondial a connu une baisse de 1,6 % en volume sur la même période. Laurent-Perrier a donc progressé à contrecourant, gagnant des parts de marché. Cet écart entre la contraction du marché (−1,6 %) et la croissance du groupe (+3,8 % en volume) illustre une stratégie d'expansion défensive, reposant sur la force du portefeuille de marques (Laurent-Perrier, Salon, Delamotte, Champagne de Castellane) et la maîtrise de la distribution mondiale.
Rentabilité maintenue mais sous pression
Le résultat opérationnel progresse de 74,4 M€ à 76,1 M€, soit une hausse de 2,24 %. Le résultat net part du groupe s'améliore à 49,5 M€, contre 47,4 M€ l'exercice précédent (+4,52 %), représentant 16,3 % du chiffre d'affaires consolidé. Le bénéfice par action monte à 8,45 €, contre 8,02 € l'année antérieure.
Néanmoins, la marge opérationnelle recule de 50 points de base, passant de 26,3 % à 25,8 %. Cette contraction reflète les investissements continus que le groupe consent pour le développement long terme de ses marques et la valorisation des ventes. Stéphane Dalyac, président du directoire, souligne que cette marge « reste à un niveau élevé ».
Trésorerie redressée et structure financière solide
Le flux de trésorerie opérationnel ressort à +24,5 M€ en 2025-2026, contre −11,2 M€ en 2024-2025, soit un redressement de 35,7 M€. Ce mouvement positif s'explique principalement par la bonne tenue de l'activité, la gestion maîtrisée des stocks et le contrôle des créances. Les capitaux propres du groupe augmentent de 627,3 M€ à 668,8 M€, tandis que l'endettement net se réduit de 220,2 M€ à 207,9 M€. Le ratio d'endettement (endettement net rapporté aux capitaux propres) s'améliore à 0,31 contre 0,35 un an plus tôt, signalant une structure financière solide et peu endettée.
Le groupe dispose d'une trésorerie active de 54,3 M€ au 31 mars 2026. Cette solidité patrimoniale offre à Laurent-Perrier une flexibilité pour poursuivre ses investissements dans ses marques et sa distribution sans contrainte financière.