LVMH : ventes en hausse de 1 % au troisième trimestre, la mode et maroquinerie recule de 5 %
LVMH a publié le 12 octobre 2026 un chiffre d'affaires de 18 504 M€ pour le troisième trimestre, contre 18 280 M€ un an plus tôt, soit une croissance organique de 1 %. Sur les neuf premiers mois, les ventes s'établissent à 57,1 milliards d'euros, en baisse de 2 % en données publiées mais en hausse de 2 % à périmètre et changes constants.
Le trimestre a deux visages. La mode et maroquinerie, première activité du groupe, recule de 5 % en organique, affectée selon LVMH par le ralentissement de la demande en Chine. La distribution sélective (+8 %), les montres et joaillerie (+6 %) et les vins et spiritueux (+6 %) progressent dans le même temps.
Cette publication intervient après une période de baisse du titre : le 2 octobre 2026, l'action LVMH avait touché un plus bas de six ans à 376 €, et elle affichait le 6 octobre un recul de 30,5 % sur douze mois.
Mode et maroquinerie en recul, joaillerie et Sephora en hausse
Sur les neuf premiers mois, la mode et maroquinerie a réalisé 26 391 M€ de ventes, contre 27 611 M€ un an plus tôt, soit un recul de 4 % en publié et de 2 % en organique. Le troisième trimestre isolé fait apparaître un repli plus marqué, de 5 % en organique, avec 8 245 M€ de chiffre d'affaires contre 8 497 M€. Le pôle avait pourtant renoué avec une hausse organique de 1 % au deuxième trimestre, après un recul de 2 % au premier.
Les montres et joaillerie progressent de 8 % en organique sur neuf mois, à 7 725 M€, portées selon le groupe par la joaillerie, avec Tiffany & Co. et Bvlgari, dont la ligne Eclettica a enregistré un record de ventes. La distribution sélective affiche une croissance organique de 6 % sur neuf mois et de 8 % au seul troisième trimestre. Son chiffre d'affaires publié recule toutefois de 1 %, à 12 476 M€.
Les vins et spiritueux progressent de 5 % en organique, à 4 027 M€, avec une reprise du champagne observée depuis le début de l'année, notamment en Europe. Les parfums et cosmétiques sont stables en organique sur neuf mois (5 922 M€), avec une hausse de 1 % au troisième trimestre.
Chine ralentie, États-Unis, Europe et Japon dynamiques
LVMH attribue le ralentissement de la croissance organique du troisième trimestre à un environnement moins porteur en Chine, tandis que les États-Unis, l'Europe et le Japon ont enregistré une bonne croissance. Le profil trimestriel du groupe en témoigne : +1 % au premier trimestre, +3 % au deuxième, puis +1 % au troisième.
L'écart entre données publiées et organiques s'explique par deux effets. Sur neuf mois, l'effet périmètre ressort à -1 % et l'effet de change à -3 %. Au troisième trimestre isolé, l'effet périmètre atteint -2 %, mais l'effet de change devient positif, à +2 %.
Ce retournement tranche avec la situation décrite lors de la publication semestrielle du 27 juillet 2026, quand le groupe faisait état d'un effet de change de -5 % sur ses ventes. L'effet de périmètre traduit les cessions : Marc Jacobs a été cédé à WHP Global le 1er septembre, et la plupart des activités de DFS ont été vendues.
Confiance maintenue pour la fin de l'exercice 2026
Dans ses perspectives, LVMH indique rester confiant malgré un environnement économique et géopolitique qui demeure incertain. Le groupe entend poursuivre une stratégie centrée sur la désirabilité de ses marques et renforcer à nouveau sa position mondiale dans le luxe en 2026. Ce ton est cohérent avec celui affiché lors de la publication des résultats annuels 2025, le 27 janvier 2026.
Côté mode, le groupe met en avant le renouvellement créatif de ses maisons, dont les collections de Jonathan Anderson chez Christian Dior, déjà citées comme un relais de croissance lors de la publication semestrielle. Un nouveau magasin amiral House of Dior a ouvert en septembre à Milan, après celui d'Osaka en mai. Sephora, selon le groupe, a gagné des parts de marché dans plusieurs pays et s'est implanté en Belgique et en Croatie.
Au total, sur neuf mois, la distribution sélective et les montres et joaillerie affichent des croissances organiques de 6 % et de 8 %, tandis que la mode et maroquinerie, avec 26 391 M€ de ventes, recule de 2 %.