One Experience : perte nette de 499 k€ au premier semestre 2026, pénalisée par ses bitcoins
One Experience a publié le 19 octobre 2026 des comptes semestriels dans lesquels l'activité se maintient, mais le résultat net bascule en territoire négatif à -499 K€, contre un bénéfice de 27 K€ un an plus tôt. L'écart provient pour une large part d'éléments sans effet sur la trésorerie, en premier lieu la dépréciation comptable des bitcoins détenus par le groupe.
Le semestre a aussi été marqué par l'entrée dans le périmètre, au 1er juin 2026, de One Hospitality Assets, filiale dédiée à la détention des murs et des fonds d'hôtels exploités sous enseigne. Cette intégration a modifié la structure du bilan : l'actif immobilisé a progressé de 3,1 M€, en même temps que l'endettement financier.
Un chiffre d'affaires de 2 822 K€, stable sur un an
Sur les données combinées (consolidation de One Hospitality Assets à 100% au 1er juin 2026), le chiffre d'affaires du premier semestre 2026 s'est établi à 2 822 K€, contre 2 832 K€ au premier semestre 2025. Sur les données publiées, qui retiennent une consolidation de la filiale à 49 %, il ressort à 2 529 K€.
Selon la société, le pôle Hôtellerie a contribué fortement à l'activité du semestre, notamment grâce à One Hospitality Assets, pourtant consolidée sur un seul mois. Ce développement a compensé le décalage de calendrier de plusieurs événements du pôle Événementiel, dont la réalisation est attendue sur la suite de l'exercice.
Dès son lancement, One Hospitality Assets a acquis deux établissements sous les enseignes Campanile et Première Classe, puis un troisième hôtel Première Classe en juillet. One Nest, la filiale consacrée à la structuration d'opérations immobilières entre investisseurs privés, étudie plusieurs projets après une opération finalisée en juillet 2026.
EBITDA de 13 K€ et perte nette de 499 K€ après dépréciations
L'EBITDA est resté positif à 13 K€ sur les données combinées (8 K€ sur les données publiées), contre 115 K€ au premier semestre 2025. Le résultat d'exploitation s'est établi à -104 K€, après -28 K€ un an plus tôt. La société attribue cette évolution au décalage des opérations événementielles et à l'intégration de One Hospitality Assets sur un seul mois, cette entité n'ayant contribué qu'au chiffre d'affaires sur la période.
Le résultat financier (-239 K€, contre -32 K€) intègre principalement la dépréciation des bitcoins détenus dans le cadre de la stratégie de « Bitcoin Treasury Company », consécutive à la baisse du cours entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 (cours retenu : 51 259 € par bitcoin). En normes comptables françaises, les moins-values latentes sont provisionnées, tandis que les plus-values latentes ne sont pas reconnues en résultat ; la dépréciation peut être reprise en cas de remontée du cours.
Après un résultat exceptionnel de -108 K€, essentiellement lié à une dépréciation sans effet sur la trésorerie, le résultat net part du groupe s'est établi à -499 K€. Retraité de la dépréciation des bitcoins et de l'élément exceptionnel, il ressort à environ -200 K€, selon le groupe. Le PDG Édouard Masseau a précisé que l'EBITDA et les flux de trésorerie d'exploitation étaient positifs, et que la dépréciation des bitcoins constituait « un effet comptable ».
Un bilan élargi par l'immobilier hôtelier, une dette portée à 6,8 M€
Au 30 juin 2026, l'actif immobilisé atteint 13,3 M€ sur les données combinées, contre 10,2 M€ fin 2025, reflet de l'entrée des actifs immobiliers de One Hospitality Assets. Les capitaux propres s'élèvent à 6,9 M€, contre 7,6 M€ au 31 décembre 2025.
Les dettes financières sont passées de 4,4 M€ à 6,8 M€, dont 2,6 M€ liés aux actifs de One Hospitality Assets. Elles comprennent également 2,5 M€ d'obligations remboursables en actions émises en octobre 2025, et le groupe a remboursé 146 K€ d'emprunts sur le semestre. La trésorerie disponible s'établit à 1,7 M€, contre 2,3 M€ fin 2025, et le groupe détient 15 bitcoins.
Pour l'ensemble de l'exercice, One Experience s'est déclaré confiant, en s'appuyant sur la pleine contribution de One Hospitality Assets, dont la montée en régime doit soutenir progressivement la rentabilité, et sur les opérations événementielles reportées au second semestre. Le principal changement du semestre reste la hausse de 3,1 M€ de l'actif immobilisé, portée par l'immobilier hôtelier.