Relx : croissance sous-jacente de 7 % sur neuf mois, le juridique en tête à +10 %
Les quatre pôles du groupe d'information professionnelle ont progressé à des rythmes compris entre 4 % et 10 %. L'activité juridique a enregistré la hausse la plus élevée, tandis que les salons professionnels ont été affectés par les perturbations au Moyen-Orient.
Une hausse de 7 % portée par l'évolution du mix d'activités
RELX a publié le 22 octobre 2026 un point d'activité portant sur les neuf premiers mois de l'exercice. Le chiffre d'affaires du groupe affiche une croissance sous-jacente de 7 % depuis le début de l'année. Ce taux est calculé à taux de change constants et hors effets d'acquisitions, de cessions, d'actifs destinés à être cédés, d'activités d'impression, de cycles des salons et de calendrier.
Le point d'activité présente les taux de croissance sous-jacente du groupe et de ses quatre pôles, sans préciser le chiffre d'affaires réalisé en valeur absolue sur les neuf premiers mois. Selon RELX, la trajectoire de croissance de long terme continue de s'améliorer. Elle s'explique par le déplacement progressif du mix vers des outils d'analyse et d'aide à la décision, dont la progression est plus élevée que celle des activités historiques.
Le groupe indique développer ces produits en associant ses contenus propres et ses bases de données à des technologies avancées, notamment l'intelligence artificielle. Ce mouvement est cité comme moteur dans les trois pôles d'information : risque, édition scientifique et juridique.
Sur l'exercice 2026, RELX a réaffirmé ses perspectives annuelles. La direction anticipe une nouvelle année de croissance sous-jacente, qu'elle qualifie de forte, du chiffre d'affaires et du résultat opérationnel ajusté. Elle prévoit également une forte progression du bénéfice par action ajusté à taux de change constants. Le groupe évoque une dynamique positive sur l'ensemble de ses activités.
Le juridique à + 10 %, les salons à + 4 % sous l'effet du Moyen-Orient
Le pôle juridique (Legal) enregistre la croissance sous-jacente la plus élevée, à 10 % sur neuf mois. Elle est attribuée aux outils d'analyse juridique à plus forte valeur et aux nouvelles ventes. Dans les cabinets d'avocats et les directions juridiques d'entreprises, l'adoption de la plateforme de recherche juridique intégrant l'intelligence artificielle, enrichie de fonctionnalités agentiques, reste le principal moteur.
Le pôle risque (Risk) progresse de 8 %. Les services aux entreprises s'appuient sur les solutions de conformité en matière de criminalité financière et de lutte numérique contre la fraude, tandis que l'assurance bénéficie de l'adoption des bases de données contributives. L'édition scientifique, technique et médicale affiche une hausse de 6 %, soutenue par l'accélération des lancements de produits et par le déploiement de LeapSpace, un espace de travail d'intelligence artificielle destiné à la recherche. La recherche primaire reste tirée par les volumes, avec une progression des soumissions d'articles.
Pour ces trois pôles, la direction anticipe en 2026 une croissance sous-jacente du résultat opérationnel ajusté supérieure à celle du chiffre d'affaires. Le pôle salons professionnels (Exhibitions) progresse de 4 %, une hausse modérée par l'impact des perturbations au Moyen-Orient. Pour l'exercice, RELX y prévoit une croissance sous-jacente soutenue hors effet Moyen-Orient et une amélioration de la marge opérationnelle ajustée par rapport à l'exercice précédent.
Un groupe coté à Londres, Amsterdam et New York
RELX fournit des outils d'analyse et d'aide à la décision fondés sur l'information à une clientèle professionnelle et d'entreprises. Le groupe est présent auprès de clients dans plus de 180 pays et territoires et emploie plus de 37 000 personnes, dont environ 40 % en Amérique du Nord.
Ses actions s'échangent à Londres, Amsterdam et New York, pour une capitalisation boursière d'environ 51 Md£, soit 61 Md€ ou 68 Md$. Le 29 septembre 2026, l'entité de financement du groupe avait fait admettre sur le marché réglementé du London Stock Exchange deux souches obligataires représentant au total 1 milliard d'euros.