SCBSM : bénéfice net à 13,8 M€, patrimoine porté à 585 M€ en 2025-2026
SCBSM a publié le 29 septembre 2026 ses résultats préliminaires de l'exercice 2025-2026, clos le 30 juin 2026. La foncière parisienne a franchi une étape dans son recentrage sur le quartier central des affaires (QCA) de Paris, avec l'acquisition d'un immeuble et la cession d'un actif de commerce.
Ce mouvement de portefeuille s'accompagne d'un bénéfice net en hausse et d'un ratio LTV de 47 % à fin juin 2026, dans un contexte que le groupe qualifie d'incertain.
Le patrimoine atteint 585 M€, dont près de 95 % à Paris QCA
Au cours de l'exercice 2025-2026, SCBSM a acquis l'immeuble « Saint Frères », situé rue du Louvre et rue Saint-Honoré, dans le premier arrondissement de Paris. Dans le même temps, le groupe a cédé le retail park de Buchelay.
Ces deux opérations portent la valeur du patrimoine à 585 M€ et la part de Paris QCA à près de 95 %. Le groupe indique poursuivre ainsi le recentrage de son portefeuille engagé lors des exercices précédents, orienté vers la montée en gamme des actifs parisiens.
Un endettement à 47 % de LTV et une dette majoritairement à taux fixe
SCBSM indique avoir mené cette accélération en préservant ses équilibres financiers, le ratio LTV ressortant à 47 % à fin juin 2026. La trésorerie générée par la cession de Buchelay, le refinancement de l'immeuble situé 26 rue du Sentier et une ligne de crédit Corporate de 10 M€, non tirée à ce jour, sont présentés comme des marges de manœuvre financières.
La dette financière est composée à plus de 85 % de prêts à taux fixe ou couverts, avec une maturité moyenne d'environ 4 ans. Sur le plan des résultats, le bénéfice net annuel progresse de plus de 1 M€ pour atteindre 13,8 M€, une évolution que le groupe attribue à la croissance des revenus locatifs et à la maîtrise des charges opérationnelles.
Un potentiel de croissance lié aux renouvellements de baux
SCBSM identifie un potentiel de croissance lié à la réduction de sa vacance financière, décrite comme rejoignant un niveau plus normatif après un travail de rénovation et de revalorisation des surfaces disponibles. Le groupe indique que plusieurs surfaces pourront faire l'objet d'une hausse de loyers à l'occasion des prochains renouvellements de baux.
Le rythme de matérialisation de ce potentiel est présenté comme lié à l'évolution de l'environnement économique français. Le groupe indique par ailleurs privilégier la création de valeur patrimoniale plutôt que des arbitrages sur son patrimoine parisien, mettant en avant la qualité et la rareté de ses actifs.