Schneider Electric : chiffre d'affaires en hausse organique de 16,9 % au troisième trimestre, objectif d'EBITA ajusté relevé
Le chiffre d'affaires du troisième trimestre 2026 de Schneider Electric, publié le 16 octobre 2026, s'établit à 11 460 M€, en hausse organique de 16,9 %. Il se situe au-dessus de la fourchette haute du consensus, les analystes anticipant en moyenne 11,14 Md€ (fourchette de 10,94 à 11,36 Md€). Dans la foulée, le groupe a relevé son objectif annuel de croissance organique de l'EBITA ajusté, désormais fixé entre +18 % et +21 %. Cette publication intervient après plusieurs séances de repli du titre. L'action avait reculé de près de 10 % le 5 octobre 2026, jour de l'annonce de l'accord pour acquérir PTC, puis cédé encore 3,5 % la veille de la publication.
11 460 M€ au troisième trimestre, avec les quatre régions en croissance
Sur le trimestre, le chiffre d'affaires progresse de 16,9 % en organique et de 17,9 % en données publiées. La division Energy Management (gestion de l'énergie), à 9 615 M€, a progressé de 18,8 % en organique, contre +8,1 % pour Industrial Automation (automatismes industriels), à 1 845 M€. L'Amérique du Nord, qui représente 40 % des ventes du trimestre, affiche +19,9 % en organique. Elle se situe derrière la Chine et l'Asie de l'Est (+26,1 %), mais devant l'Asie du Sud et l'International (+13,2 %) ainsi que l'Europe (+8,6 %). Par modèle d'activité, les systèmes (35 % du chiffre d'affaires) ont progressé de 22 %, les produits (48 %) de 17 % et les logiciels et services (17 %) de 7 %, en organique. Selon le groupe, la croissance des produits a été majoritairement tirée par les volumes, la contribution des prix augmentant d'un trimestre à l'autre. Les centres de données restent un moteur clé : la demande y a enregistré une hausse à trois chiffres sur le trimestre.
32 686 M€ sur neuf mois et un effet de change redevenu positif
La lecture cumulée va dans le même sens. Sur neuf mois, le chiffre d'affaires atteint 32 686 M€, en hausse de 15,0 % en organique et de 12,5 % en données publiées. L'écart entre les deux mesures tient aux devises. L'effet de change a retiré 2,2 % au chiffre d'affaires sur neuf mois, mais il a ajouté 114 M€ au troisième trimestre, soit 1,2 %, principalement sous l'effet de l'appréciation du yuan et du dollar face à l'euro. Les variations de périmètre, principalement liées à de petites cessions, ont pesé pour 36 M€ sur le trimestre. Olivier Blum, directeur général, a indiqué que la demande des centres de données apportait « une visibilité croissante sur 2027 et 2028 ». Il a également précisé que le carnet de commandes avait atteint un nouveau record en fin de trimestre. Le détail fait apparaître quelques reculs localisés. Les systèmes d'Industrial Automation ont enregistré une croissance faible, à un chiffre, les marchés des automatismes de procédés et hybrides ayant reculé, pénalisés par la faiblesse en Chine. En Amérique du Sud, l'activité Energy Management est en léger recul, face à une base de comparaison élevée au Chili.
Acquisition de PTC et objectif d'EBITA ajusté 2026 relevé à 18 % à 21 %
L'accord définitif signé le 5 octobre 2026 prévoit le versement de 205 dollars par action PTC en numéraire. Il valorise 100 % des fonds propres de la société à environ 22,6 milliards de dollars, pour une valeur d'entreprise de 23,7 milliards de dollars. La finalisation est attendue d'ici le troisième trimestre 2027, sous réserve notamment de l'approbation des actionnaires de PTC et de l'obtention des autorisations réglementaires. Le groupe vise 250 M€ de synergies de coûts à l'horizon de la troisième année et environ 800 M€ de synergies de revenus. Le 6 octobre 2026, S&P Global Ratings et Moody's ont confirmé les notes A/A-1 et A2, assorties d'une perspective stable. Le programme de rachat d'actions de 600 M€ était exécuté à hauteur de 497 M€ au 12 octobre 2026, et le groupe prévoit une pause des rachats en 2027 et 2028. Pour le quatrième trimestre, Schneider Electric attend une croissance dans ses quatre marchés finaux et ses quatre régions. Le groupe indique toutefois que les perturbations au Moyen-Orient pourraient peser sur cette période, avec de possibles tensions sur les chaînes d'approvisionnement mondiales et une inflation accrue. L'effet de change sur le chiffre d'affaires annuel est estimé entre -300 M€ et -400 M€ aux taux actuels. L'objectif 2026 relevé repose sur une hausse organique du chiffre d'affaires de 12 % à 14 % et sur une amélioration organique de la marge d'EBITA ajusté de 100 à 120 points de base. Selon le groupe, cela correspond à une marge d'EBITA ajusté d'environ 19,7 % à 19,9 %.