Le CAC 40 ne sait plus sur quel pied danser
La Bourse de Paris entame une nouvelle séance de baisse ce vendredi, mais les variations sont plus modérées que les jours précédents.
Un CAC 40 sous tension
Deux heures après l'ouverture des marchés, l’indice parisien se replie à 7075,03 points, en baisse de 0,72 %. Une glissade modérée qui prolonge les mouvements agités de la semaine, sur fond de volatilité généralisée. L’industrie aéronautique et de défense concentre les plus fortes baisses : Airbus décroche de 3,51 %, Safran abandonne 3,30 %. Dassault Systèmes recule de 2,95 %.
Dans un environnement incertain, les investisseurs se délestent des valeurs cycliques, considérées comme plus exposées aux aléas macroéconomiques et géopolitiques. Certains secteurs résistent mieux. Les télécommunications et les services publics, réputés plus défensifs, offrent un point d’appui au marché. Orange progresse de 1,54 %, tandis qu’Engie gagne 1,14 %, signe que les opérateurs recherchent la stabilité dans un climat devenu brouillé.
Stabilité dans la tourmente
Quelques valeurs tirent leur épingle du jeu, malgré la tendance. Carrefour avance de 0,96 %, renforçant son statut de valeur refuge, dans un contexte où les consommateurs se recentrent sur les biens essentiels. Danone suit avec une hausse de 0,88 %, profitant de son positionnement alimentaire. Crédit Agricole (+0,72 %) et Axa (+0,19 %) témoignent d’une forme de résilience dans les secteurs bancaire et assurantiel. STMicroelectronics grimpe de 1,32 %, ce qui ne permet toutefois pas de rattraper la baisse de ces dernières semaines. Mais ces hausses restent contenues, loin de contrebalancer les vagues de ventes observées ailleurs.
Luxe, énergie, aéronautique : les lanternes rouges
Du côté des replis marquants, le luxe et l’énergie restent sous pression. LVMH perd 1,01 %, Hermès recule de 0,57 %, tandis que Kering progresse de 0,35 %, à contre-courant. Le ralentissement de la demande chinoise alimente les doutes sur la capacité des géants du secteur à maintenir leur croissance. Le secteur énergétique souffre également : TotalEnergies recule de 1,33 %, pénalisé par un prix du baril en repli, sur fond d’inquiétudes concernant la demande mondiale. Stellantis accuse la plus forte baisse, l'automobile restant fortement chahutée sur le dront des droits de douane américains.
Face à ce climat de marché instable, les opérateurs adoptent une posture plus défensive. Le manque de visibilité, tant sur le plan économique que politique, continue de peser lourdement sur la hiérarchie des performances boursières.