Le CAC 40 plonge de 1,58% à la cloture, plombé par les craintes de guerre commerciale
Saint-Gobain et le luxe en première ligne, Orange résiste
Parmi les plus fortes baisses du jour, Saint-Gobain se distingue avec un plongeon de 5,03% à 91,70 euros. Le géant des matériaux de construction pâtit des craintes liées à un potentiel ralentissement économique mondial. Le secteur du luxe n'est pas épargné, avec Kering qui accuse une chute de 4,18% à 190,92 euros, tandis que LVMH recule de 2,62% à 571,70 euros. Ces valeurs, particulièrement exposées au marché chinois, souffrent des tensions commerciales croissantes.
À l'inverse, Orange tire son épingle du jeu avec une hausse de 1,22% à 11,995 euros, bénéficiant de son statut de valeur défensive et seule hausse notable. TotalEnergies progresse également de 0,76% à 59,66 euros, soutenu par la hausse des cours du pétrole. Danone résiste avec une légère hausse de 0,03% à 70,84 euros, le secteur agroalimentaire étant perçu comme moins sensible aux aléas économiques. Tout le reste des valeurs a terminé dans le rouge.
Les secteurs cycliques et technologiques sous pression
La baisse touche particulièrement les secteurs cycliques et technologiques. L'industrie des biens et services recule de 2,02%, reflétant les inquiétudes quant à l'impact des droits de douane sur les chaînes d'approvisionnement mondiales. Le secteur automobile n'est pas épargné, avec Renault qui perd 2% à 46,55 euros et Stellantis qui chute de 2,15% à 10,272 euros.
La technologie souffre également, le secteur affichant une baisse de 3,17%. Dassault Systèmes perd 3,43% à 34,94 euros, tandis que STMicroelectronics recule de 2,49% à 20 euros. Ces baisses s'inscrivent dans un contexte toujours plus tendu entre les États-Unis et la Chine concernant les semi-conducteurs et les technologies de pointe. Le secteur bancaire n'est pas épargné, avec une baisse de 1,89%, BNP Paribas perdant 2,09% à 76,91 euros après une belle hausse la semaine dernière, les investisseurs s'inquiétant de l'impact potentiel d'un ralentissement économique sur la qualité des actifs bancaires.