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Pouvoir d'achat : les propositions des candidats à la présidentielle



Hausse des salaires, baisse des cotisations sociales, réduction de la TVA... Les candidats à l'élection présidentielle commencent à formuler leurs propositions pour améliorer le pouvoir d'achat. Celles que nous résumons ici, en fonction des différents programmes communiqués, devront être confrontées dans les semaines qui viennent à leur réel potentiel de mise en œuvre.

Temps de lecture : 5 minute(s) - | Mis à jour le 15-02-2022 16:12 | Publié le 15-02-2022 15:40
Photo : Shutterstock  

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Anne Hidalgo (Parti Socialiste)

La candidate du Parti Socialiste propose d'augmenter le SMIC de 15% dès 2022, et de lancer des négociations par branches afin de généraliser la hausse des salaires. Elle souhaite limiter les écarts de rémunération dans les entreprises en plafonnant le plus haut salaire à un montant correspondant à 20 fois celui du plus bas, le surplus n'étant plus déductible de l'impôt sur les sociétés.

Anne Hidalgo souhaite annuler la réforme de l'assurance chômage portée par l'actuel gouvernement au profit d'une assurance universelle, élargie aux indépendants et démissionnaires.

Côté fiscalité, elle propose la baisse de la TVA sur les énergies (gaz, électricité et carburants) et la création d'un ISF climatique pour les plus fortunés.



Christiane Taubira

La candidate n'a pas encore dévoilé son programme. Pour le moment, on sait qu'elle souhaite revaloriser le SMIC à 1400 euros nets par mois. Elle propose également de créer un revenu pour les étudiants de 800 euros par mois pendant 5 ans. Par ailleurs, elle a pour projet de faciliter l'accès aux produits bio en les exonérant de TVA.


Emmanuel Macron (LREM)

En attente.



Eric Zemmour (Reconquête)

Pour améliorer le pouvoir d'achat, le représentant de Reconquête souhaite augmenter les plus bas salaires, dont 100 euros pour le SMIC. Son objectif est aussi de baisser la CSG à 2,5% (contre 9,2% aujourd'hui) pour les revenus inférieurs à 2000 euros. Il prône également le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires.

Le candidat souhaite s'appuyer sur le dispositif de la participation dans les entreprises, qu'il veut rendre obligatoire pour toutes les sociétés de plus de 11 salariés. Les versements seront défiscalisés pour les employeurs et les salariés. Son projet est aussi que les employeurs partagent les frais de carburant avec leurs salariés à hauteur de 50% pour leur trajet domicile-travail.

Côté fiscalité, Eric Zemmour souhaite supprimer la redevance audiovisuelle en privatisant les chaînes publiques, et réduire l'impôt sur le revenu des familles en doublant le quotient familial. Par ailleurs, le candidat souhaite élargir le bénéfice des allocations familiales (versement sans conditions de revenus) et exonérer les primo-accédants de frais de notaire pour un achat immobilier inférieur à 250.000 euros.




Fabien Roussel (Parti Communiste)

Fabien Roussel souhaite augmenter les revenus les plus faibles en portant le SMIC à 1500 euros nets, les pensions de retraite à 1200 euros minimum, et en créant un revenu de 850 € pour les étudiants. Pour la fonction publique, il veut augmenter les salaires de 30% afin de rattraper le gel de ces dernières années.

Côté fiscalité, le candidat communiste souhaite réduire la TVA sur les énergies. Il veut aussi refondre l'impôt sur le revenu, en renforçant sa progressivité grâce à la création de 15 tranches au lieu de 5. Il prône la disparition progressive de la CSG. Le candidat a également pour projet de taxer de manière significative les plus hauts patrimoines, avec le retour et le triplement de l'ISF, pour favoriser le "ruissellement".

Enfin, le candidat propose de réduire les charges des familles en fixant le prix des repas à 1 euro dans toutes les cantines scolaires.

Jean-Luc Mélanchon (La France Insoumise)

Pour améliorer le pouvoir d'achat, Jean-Luc Mélanchon propose d'augmenter le SMIC à 1400 euros nets et de revaloriser les minima sociaux. Il entend aussi lutter contre les inégalités salariales, en limitant dans les entreprises le montant du plus haut salaire à l'équivalent de 20 fois le salaire le plus bas, et en interdisant les revenus supérieurs à 430.000 euros par an.

Le candidat de La France Insoumise souhaite également instaurer un quota maximum de contrats précaires dans les entreprises, et appliquer les 35 heures en majorant les heures supplémentaires.

Pour les 18 – 25 ans, Jean-Luc Mélanchon propose de créer une « Garantie autonomie » de 3 ans, dès qu'ils ne sont plus rattachés au foyer fiscal de leurs parents.

La politique d'amélioration du pouvoir d'achat passe aussi par la réduction de la TVA de 5,5% à 5% sur les produits de première nécessité et le retour d'une TVA majorée sur les produits de luxe en contrepartie. Le candidat propose aussi la gratuité « réelle » de l'éducation publique (cantine, transports, livres, fournitures, activités périscolaires...)

Enfin, il prône une plus grande progressivité de l'impôt sur le revenu en passant de 5 à 14 tranches, la dernière imposant un taux de 65 % (contre 45 aujourd'hui) aux foyers fiscaux dont les revenus sont supérieurs à 157 000 € par an. Il plaide pour une suppression des niches fiscales considérées comme « injustes », l'augmentation des droits de succession sur les gros patrimoines et l'instaurant d'un barème progressif pour l'impôt sur les sociétés.

Marine Le Pen (Rassemblement National)

Pour augmenter le pouvoir d'achat, Marine Le Pen propose de favoriser la hausse des salaires inférieurs à 3 SMIC, en exonérant de cotisations patronales les augmentations jusqu'à 10%. Elle suggère aussi le retour de l'indexation des retraites sur l'inflation et l'augmentation du minimum vieillesse à 1.000 euros par mois.

Côté fiscalité, la candidate du Rassemblement National projette de baisser la TVA sur les énergies de 20% à 5,5% (carburant, l'électricité, le gaz et fioul). Pour les moins de 30 ans, elle propose une exonération d'impôt sur le revenu mais aussi d'impôt sur les sociétés pendant 5 ans pour les entrepreneurs de cette tranche d'âge. Par ailleurs, son projet est de réinstaurer la demi-part pour les veufs et veuves, et de favoriser les transmissions et successions des classes moyennes et populaires. La candidate prône également la suppression de « l'impôt sur la fortune immobilière » au profit d'un « impôt sur la fortune financière » afin de « lutter contre la spéculation ».

Pour les familles, Marine Le Pen souhaite réduire l'impôt sur le revenu en introduisant une part fiscale entière dès le 2ème enfant. Elle propose aussi le doublement du soutien aux mères isolées, la création d'un prêt à 0% pour les jeunes familles et une subvention pour les couples avec un 3ème enfant.

Enfin, elle évoque la création d'un « fonds souverain » pour augmenter la rémunération de l'épargne, dans des modalités qui restent à définir.

Valérie Pécresse (Les Républicains)

Pour améliorer le pouvoir d'achat des Français, Valérie Pécresse mise sur une hausse des salaires grâce à une baisse des cotisations sociales. Selon elle, une baisse des cotisations vieillesses de 2,4 points pourrait augmenter les salaires de 3% dès l'été prochain. Dans une 2ème étape dont les modalités ne sont pas précisées, elle déclare vouloir tendre vers une revalorisation de 10% dans le privé.

Pour permettre aux salariés de gagner plus, la candidate propose de sortir des 35 heures par la négociation et de remettre en place la défiscalisation des heures supplémentaires, sans plafond. Pour les familles, elle propose de défiscaliser les pensions alimentaires et d'élargir les allocations familiales dès le premier enfant.

La représentante du parti Les Républicains souhaite par ailleurs créer le « Revenu Jeune Actif » (RJA) de 670 euros par mois en faveur des jeunes qui se forment à un métier « en tension », et porter le minimum vieillesse à au moins un SMIC net.

Yannick Jadot (EELV)

Le candidat écologiste souhaite revaloriser le SMIC de 225 euros dès 2022, puis l'augmenter progressivement jusqu'à 1500 euros dans les cinq ans. Yannick Jadot souhaite accentuer la progressivité de l'impôt sur le revenu en passant de 5 tranches actuellement à 13 tranches.

Le représentant d'EELV a pour projet de créer un revenu citoyen de 918 euros issu de la fusion entre le RSA et la prime d'activité. Celui-ci sera versé automatiquement à partir de 18 ans.

Enfin, il souhaite faire bénéficier les familles des allocations familiales dès le 1er enfant, pour un montant de 70 euros par mois.

Note : Par soucis d'égalité, les projets sont présentés ici dans l'ordre alphabétique des prénoms (le dernier article ayant été classé dans l'ordre des noms de famille).




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