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Coronavirus : le chômage partiel explose et les recrutements sont pénalisés

Selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud, invitée ce matin sur LCI, 9 millions de salariés sont au chômage partiel, et le nombre d'offres d'emploi a chuté de 70% en mars par rapport à l'année dernière.

Par | Publié le 16-04-2020 11:52, Mis à jour le 16-04-2020 12:00
Photo : REUTERS/Ludovic Marin  

9 millions de salariés au chômage partiel

Le confinement fait de plus en plus souffrir l'économie. 700.000 entreprises, soit environ 50% d'entre elles, ont déposé une demande pour bénéficier du chômage partiel, selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud. En tout, ce sont 9 millions de salariés qui sont actuellement au chômage partiel. « Cela montre la gravité, la profondeur de la crise économique qui suit la crise épidémique », a-t-elle expliqué.

Le dispositif de chômage partiel fait porter à l'État le paiement de 70% du salaire brut horaire des salariés. Il est censé permettre d'éviter les licenciements et les faillites, en allégeant la charge salariale des entreprises dont l'activité a dû cesser en raison du confinement.



Baisse vertigineuse des offres d'emploi en mars

La crise du coronavirus et le confinement ont également des impacts sur le marché du travail. Selon le ministère du Travail, le nombre d'offres d'emploi a baissé de 70% en mars par rapport à mars 2019. « Mais il y a quand même des secteurs qui recherchent activement », a précisé Muriel Pénicaud. Il s'agit notamment de l'agriculture, des transports ou du secteur médico-social.

Alors que l'épidémie a stoppé net l'économie réelle, le gouvernement a indiqué que l'objectif d'atteindre 7% de chômage d'ici 2022 serait plus beaucoup plus difficile à atteindre. « Nous étions sur une excellente tendance puisqu'il y a deux mois on annonçait que le chômage était à 8,1%, le plus faible taux depuis 11 ans. On est loin de cette situation », a indiqué la ministre.

« Tout ce qui peut permettre de reprendre dans les semaines qui viennent une activité, en protégeant les salariés, contribue à éviter le spectre d'un chômage qui augmenterait », a-t-elle ajouté. « Tout dépendra de l'ampleur et de la rapidité de la reprise d'activité, aujourd'hui c'est vraiment trop tôt pour le dire ».




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